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Première approche du jeu de rôles sur table classique

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Le Jeu de rôles, discipline tant de fois décriée et pointée du doigt n’est rien d’autre qu’une extension d’un récit vers du théâtre.

On m’a demandé et j’ai accepté volontiers de décrire ce qu’est le jeu de rôles dit “papier”.

En soit ce n’est pas très compliqué mais je m’efforcerai de vous montrer des exemples et d’étoffer mon texte d’explications claires.

(Voir notre article sur les différents types de jeux de rôle)

Premièrement, qu’est-ce qu’un Jeu de rôles ?

Le Jeu de rôles qui nous intéresse ici se voit souvent sous une forme je dirais générique : ce sont des potes ou des joueurs qui fixent une date où chacun retrouvera les autres à l’endroit convenu (chez intel, chez bidule, dans la Maison des Jeunes et de la Culture) d’une ville, une salle louée ou prêtée, que sais-je encore ? ). Une fois rassemblées, ces personnes vont en général se placer autour d’une table, sortir une feuille de personnage, de quoi manger, une trousse de dés et de quoi écrire et ils vont sans plus attendre, après s’être bien installées, commencer à jouer.

jdr-rpg-rolistes

 

Mais, me direz-vous, comment se passent les parties de jeu ? Ils sont devant leur ordinateur ?

Non. Pas d’ordinateur visible sur la table la plupart du temps, ou alors il est du côté du Maître de Jeu (MJ) et uniquement pour mettre de la musique d’ambiance parce que, oui, le JdR ce n’est pas que des mots.

Alors une fois qu’on est installés comment joue-t-on concrètement ? Eh bien vous jouez avec votre imagination, il n’y a besoin de rien d’autre. Enfin si, en tant que joueur vous avez votre fiche de personnage sous les yeux et des dés, et en tant que Maître du Jeu (MJ)  votre scénario pour la partie, votre bestiaire et vos dés.

La partie commence soit en reprenant au stade où les joueurs s’étaient arrêtés, soit en débutant un nouveau scénario. Dans tous les cas, le Maître de Jeu replace le contexte et la partie commence.

Si vous assistez à une partie de JdR, il y a une chose que vous remarquerez c’est une question que le MJ pose toutes les trois-quatre minutes à ses joueurs : « Qu’est-ce que vous faites ? ».

Cette phrase vient ponctuer la partie à chaque fin de description du MJ, presque comme un rituel. Les joueurs y répondent donc tour à tour en fonction de ce qu’a dit le MJ précédemment pour faire agir leur personnage.

Voilà comment se déroule une partie habituelle de Jeu de Rôles.

Le vecteur de jeu, les personnages et autres particularités du Jeu de rôles papier

J’entends ici par vecteur de jeu les composantes matérielles du jeu.

C’est la plus grande différence entre le JdR et les autres RPG, le vecteur dans les jeux de rôle sur table est matériel : ce sont des livres plus ou moins imposants, des dés que les joueurs chérissent plus que tout, et surtout, surtout, ce sont des fiches de personnages joueurs ou non joueurs (PJ/PNJ) qui définissent l’intégralité des caractéristiques physiques, mentales et sentimentales des différents personnages présents en jeu.

Les livres de Jeu de Rôles

Editeurs: Asmodée édition - Siroz / Alderac Entertainement Group

Editeurs: Asmodée édition – Siroz / Alderac Entertainement Group

Le livre de jeu est rarement seul, c’est-à-dire qu’un livre original paraîtra (Ex : ‘Livre de règles globales’) suivi très souvent par des livres d’ajustements ou de rajouts, d’extensions etc. (Ex : “Livre du Maître du Jeu”, “Grand bestiaires des Environs de la Terre de Fangh” et autres “Codex martial”, “Livre des souterrains” pour du Donjons & Dragons). Mais qu’est-ce qu’on peut y trouver, me direz-vous ? Eh bien plein de choses, en fait tout ce qui est nécessaire au jeu, que ce soit la création de personnage, le bestiaire, les statistiques, l’Univers de jeu, des scénarii pré-écrits et plein d’autres petits détails comme des illustrations qui viennent égayer les pages du livre, qui se présente facilement comme un pavé, et qui permettent de connaître la vision de l’auteur sur son univers au niveau graphique.

(Lire notre top 10 de livres de jeux de rôle)

Les livres de jeu de rôles sont souvent assez chéris par les MJ ou les joueurs qui les possèdent, d’une part parce que ça leur permet de jouer et de faire leurs parties qui leur offrent des moments mémorables, et d’autre part parce que du coup ce livre renferme tout un univers qui leur est cher : c’est comme si l’Univers de jeu était plié entre les pages du livre, livre qui finira par libérer ce monde imaginaire lorsque les joueurs l’ouvriront.

Les personnages

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Les personnages sont les premiers liens que les joueurs vont tisser avec le MJ et l’Univers de ce dernier, ils sont primordiaux et les joueurs s’y attachent énormément (pour la plupart). Dans un JdR, les personnages sont créés sur des feuilles de papier (d’où l’appellation Jeu de rôles “papier”) qui sont très souvent quadrillées de dizaines de cases, de chiffres et d’annotations qui vont devenir toutes les parties d’un personnage : son physique, sa psychologie et son caractère, ses compétences dans presque tous les domaines, l’inventaire de son sac à dos et ses qualités/défauts. Bref, tout.

(Lire notre article sur le background d’un personnage)

La “fiche de personnage”, comme on nomme ce bout de papier, peut être très simple (seulement une page recto) ou bien très encombrante (allant jusqu’à 4 ou 5 pages), c’est selon les JdR et les besoins de précision ou confort.

(Lire notre article sur la création d’un personnage original)

Les statistiques

Les statistiques… la bête noire de pas mal de monde… sauf des rôlistes ! Enfin, on est comme tout le monde hein, mais on va dire que quand c’est pour jouer, bah on fait un effort.

Les statistiques sont essentielles au JdR, sans être incontournables, elles régissent toute action d’un personnage ou presque et elles sont surtout garantes de l’équilibre de force entre l’univers et les personnages joueurs ou non joueurs.

Les statistiques sont la partie qui va prendre le plus de place dans les livres précédemment cités, notamment parce qu’elles sont la base de toutes les parties de l’Univers. Elles sont autant contraignantes pour le joueur que pour le MJ, voire plus pour le MJ… en fait bien plus pour le MJ. En effet, ce maître du jeu devra non seulement créer un univers où faire évoluer ses joueurs et ses PNJs, mais il devra en plus retranscrire tous les points importants qui interagiront avec les joueurs en termes de statistiques, que ce soit la rareté du butin (sur un dé 12 faces par exemple), les caractéristiques des PNJs, la puissance d’un boss, les dégâts des pièges ou la probabilité de rencontrer des monstres. Le MJ devra aussi définir ce qu’on appelle un degré de difficulté, pour les jets de dés des joueurs, et pour ça il fera encore des statistiques.

Bon, en réalité je dramatise un peu, et c’est pour ça que les livres sont là (aussi) : aider le MJ dans ce fatras de statistiques entremêlées. Encore une fois, les statistiques peuvent être terriblement compliquées comme rudimentaires suivant les différents JdR, c’est vraiment un choix de vouloir à la fois rendre son jeu réaliste (et complexe) et l’optimiser pour ne pas nuire à la partie et l’immersion des joueurs avec trop de statistiques.

Les dés

Conventions : « dés 6 faces » se note : d6, de même on aura : d20 (dé 20 faces), d10, d100, d12, d8, etc.

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Aaaah, les dés ! Les dés sont peut être ce que les joueurs de JdR chérissent le plus au monde, on en croise de toutes les couleurs, toutes les formes, toutes les tailles et toutes les matières (des dés hein pas des joueurs) : plastique (le plus courant), ambre, métal, os ou encore bois, verre et autres pierre/roches (allez voir AwesomeDices sur le net). Pour vous donner une idée de ce que représentent les dés pour un rôliste, il faut repenser à votre collection de billes ou de cartes Pokémon quand vous étiez gamins, c’est exactement le même ressenti qu’ont les joueurs avec leurs dés.

Les dés de JdR sont l’aspect le plus connu d’une partie du JdR que je n’entamerai que très peu ici : le cosmétique. Ils en sont en effet le support qui coûte le moins cher et qui est le plus simple à se procurer. Ils sont customisables, collectionnables et rendent très bien rangés en rang d’oignons sur une étagère. J’en ai moi-même une bonne vingtaine de différents.

Mais quelle est leur utilité en partie ? Quand est-ce que les joueurs/MJ les utilisent ?

Eh bien, ils sont utilisés pour apporter de l’aléatoire dans la partie et éviter qu’un joueur arrive à faire tout ce qu’il veut (il en va de même pour le MJ). Cela pose des limites en fonction de pourcentages de réussite préalablement définis (vous vous souvenez des statistiques ? voilà !). Il existe différentes manières d’utiliser des dés, on appelle ça les systèmes de dés, on trouve par exemple :

  • le système d20 (Wizzard of the coastD&D),
  • le système d6 (Metal adventure, Star Wars et tant d’autres),
  • et enfin le système d100 (Anima par exemple).

J’ai pour ma part croisé un système d12 qui fonctionnait bien mais qui péchait sur pas mal d’autres points. Ces trois systèmes de dés sont les plus connus, les plus joués et les plus appréciés des joueurs.

Le RP, le HRP

Le Roleplay et le Hors Roleplay, qui sont pour moi les deux choses les plus importantes du JdR. Ce sont en effet deux notions primordiales et terriblement complexes dans certains cas, suivant les tables (de joueurs) et les campagnes de JdR.

Le HRP : Hors RolePlay

Le HRP, dans un jeu de rôles papier, désigne le moment où le joueur/le MJ utilise les vecteurs de jeu physiques et s’en remet aux dés, aux statistiques et aux règles du livre.

Pendant ce laps de temps, le joueur ne devra pas interpréter son personnage autrement qu’en se référant à sa fiche de personnage, il ne pourra pas jouer de sentiment ou autres réactions de son personnage à chaud, il fera des descriptions orales de l’action de son personnage et ne pourra pas l’incarner.

Souvent en partie, le HRP est annoncé par un joueur ou le MJ lorsqu’il y a besoin de clarifier une partie de scénario, de l’intrigue, du système de jeu/de combat. De même, les combats se font principalement en HRP, même s’ils sont une exception.

Le RP : RolePlay

Le RP, dans un jeu de rôles papier, désigne le moment où le joueur ou le MJ va incarner un personnage en le jouant, un peu à la manière d’un acteur de théâtre (en moins poussé souvent). Cette phase est pour ma part (dans mes parties) indispensable et c’est ce qui fait pour moi tout l’intérêt du JDR : vous jouez votre personnage comme si vous étiez ce personnage. Vous allez donc vivre ce qui se passe dans l’histoire. Je ne sais pas si vous arrivez à comprendre que l’on se situe à ce moment là entre un acteur de cinéma qui n’aurait aucune contrainte de jeu et le lecteur d’un livre qui se laisserait transporter physiquement dans l’histoire. C’est cette particularité qui rend le JdR si spécial et attrayant pour bon nombre de rôlistes, c’est ça qui en fait une drogue, un besoin, qui crée le manque de jeu et qui crée la convivialité entre un Mj et ses joueurs.

Je connais beaucoup de joueurs et il me plaît à penser que pour la plupart d’entre-eux, le RP est la motivation première pour commencer une partie. Pouvoir incarner un personnage surréaliste qui ressent des émotions et à qui il arrive des aventures rocambolesques dans un monde des plus imaginaires et à la fois tangibles, c’est pour moi l’apogée, la cerise sur le gâteau, c’est lors de ces moments que le JdR culmine et décolle du papier où il est transcrit.

Beaucoup de témoignages vous feront ressentir cette sensation de joueur de partir, d’être son personnage complet, de ne vivre plus que dans le jeu.

Malheureusement, d’autres témoignages (beaucoup plus médiatisés d’ailleurs) vous relateront aussi des dérives et autres abus de certains joueurs qui ne font plus la différence entre le jeu et la réalité. Mais c’est un autre sujet.

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En conclusion, et pour terminer ces lignes, je répondrai à la question “Qu’est-ce que le Jeu de rôles ?” par cette phrase : le Jeu de rôles est un jeu de société évolutif, immersif, au nombre de joueur indéfini, qui incite à la créativité, l’ingéniosité, la sociabilité et l’esprit d’équipe tout en développant à la fois deux aspects d’un être : sa culture générale et son imagination. Et je terminerai ainsi, sur une citation que tout rôliste pourrait vous confirmer :

« La première règle du JdR est : Le MJ a toujours raison.

La deuxième règle du JdR est : Le MJ a toujours raison. »

 
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Solnorr

Solnorr (1 articles)

- Rôliste depuis 5 ans, MJ depuis 4. - Guitariste d'école classique - Forgeron - Sportif (Rink Hockey ftw \o ) - Lecteur, écrivain en herbe. - Geek - Dessinateur amateur - Célibataire, beau brun, fort, musclé (huilé), intelligent, ambitieux, intéressant, et modeste par dessus tout... - Ne bronze pas - N'aime pas le soleil et l'été - Vive l'Hiver et la neige - en a marre des tirets de la liste alors du coup on va changer de forme. Mais comme je ne sais plus quoi rajouter... je pense qu'on finit là. Je suis Solnorr !

 
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15 réponses à “Première approche du jeu de rôles sur table classique”

  1. Intriguée par le JdR papier, j’attendais cet article avec impatience et je n’ai pas été déçue. J’ai maintenant une meilleure idée de ce que c’est, j’ai tout compris et j’aurais presque envie de faire une partie, si ça n’impliquait pas de sortir de chez moi et de voir des gens 😀
    J’aime bien ta façon d’expliquer, très claire. Tu n’oublies pas que tu t’adresses à des novices mais tu ne nous prends pas pour autant pour des andouilles !
    Super article, j’ai hâte de lire les autres !

  2. Solnorr Solnorr dit :

     » si ça n’impliquait pas de sortir de chez moi et de voir des gens » OUAIIIIS je suis pas le pire asocial que je connaisse ! \o/
    Bon après a savoir que le JdR est faisable par Skype/Discord ou autre logiciel de conférence audio/vidéo.

    Sinon encore merci des compliments ^^. Et du coup j’espère arriver à satisfaire sur les potentiels prochains articles !

  3. Wex dit :

    Tagazok à toi, ami rôliste !

    Tu as fais une réussite critique en didactique !

    Bravo pour cet article intelligemment écrit. Pour apporter mon avis sur la question, ce qui me motive dans le JdR sur table, ce n’est pas tant le fait d’incarner un personnage – même si j’aime beaucoup ça- que les situations parfois surréalistes dans lesquelles ont finit immanquablement par tomber. Je pense que tout rôliste qui se respecte a des anecdotes qui – surtout sorties de leur contexte – sont improbables de drôlerie. C’est vraiment ce qui me fait apprécier le JdR sur table comme quelque chose de vraiment spécial.

    Et puis, il y a un point que tu as oublié de mentionner (mais ça n’est pas grave) : le fait de devoir organiser une partie est parfois le meilleur moyen de se retrouver avec des amis peu disponibles, autour d’une bière et d’un bon saucisson !

    Bref, le JdR forge les bons souvenirs tout comme l’imagination !

    • Solnorr Solnorr dit :

      Flibidi à toi aussi ! (les gens vont nous prendre pour des fous XD )

      Encore merci, et ouaip c’est vrai que y pas mal de passage où on rigole bien, mais ça fait longtemps qu’on a pas eut de situations débile dans notre JdR avec les potes, on joue assez sérieusement et c’est plus dans un monde Low fantasy (le mien), du coup on a surtout des passages bien épiques, mais bon, j’ai quelques anecdotes qui valent le détour (notamment le quiproquo d’incompréhension sur une muraille de 10 mètres de haut que le MJ nous proposait de sauter… il voulait sauter du haut de la muraille mais nous avions compris de sauter la muraille en entier… sur le moment on a eut feint l’incompréhension inRP, c’était épique par la suite XD. ).

      Et oui c’est vrai que je n’ai pas souligné le fait de ravoir des potes de longue date etc. mais bon, cet article est déjà pas mal long je trouve ^^.

      Merci encore en tout cas, content qu’il plaise !

      Solnorr

  4. Moonycat31 dit :

    Très sympa cet article. =)

    Je te réjoins sur quelques points mais bon, on ne voit ici qu’une infime partie de ce qu’est le JDR papier.

    Par exemple les dés ne sont absolument pas indispensable. Sur Ambre, on joue sans aucun dés. Tandis que sur les lames du Cardinal, c’est à l’aide d’un tarot qu’on joue. 😉 C’est déstabilisant pour certains mais perso je trouve ça super intéressant de chercher de nouveaux modes de jeu.
    De meme que les livres ne sont pas toujours une pleiades de 15 bouquins d’annexes et campagnes en tout genres (Ah Warhammer et Nephilim ! que des souvenirs ! ). Summerland se suffit par exemple à lui meme alors qu’il est tout petit. ˆˆ
    Et il faut aussi préciser que de nos jours, c’est certes plus sympathique de se retrouver tous autour d’une table mais c’est aussi faisable via Roll20 ou un simple logiciel vocal (avec une webcam de préférence) comme Skype, Teamspeak ou Mumble. 😉

    Mais bon, je salue l’article qui offre une bonne approche générale su JDR papier. =)

    • Solnorr Solnorr dit :

      Merci de ton commentaire Moonycat31 !

      Et du coup oui je suis conscient de ne pas faire le tour de tout les types de JdR qui existe, mais je devais choisir entre présenter de manière globale un JdR papier, qui est le plus souvent joué avec des dés autour d’un table (même si oui c’est restrictif), ou bine dresser une liste exhaustive de tous les types de JdR connus, ce qui m’aurait prit la vie entière, au moins.
      Ton commentaire est très intéressant dans le sens où on voit bien que pendant un JdR on est pas enchainé à des systèmes de jeu ou à autre chose.
      Après, je suis assez partisan de l’apprentissage par la copie, donc autant commencer un JdR par les bases (à la fois historiques et actuelles) pour devenir toujours plus curieux; Mais je pense qu’il vaut mieux connaitre le système original pour chercher quelque chose par la suite qui soit différent et tout aussi bien réalisé/opérationnel.

      Ainsi, concernant les JdR Roll20+skype, je n’ai rien contre si certains s’en accommodent, mais je dois dire que je ne trouve pas ça très plaisant (de mon côté), dans le sens où on a pas les personnes en face de soi et on reste coller à son ordi. Je pênse ainsi que lorsqu’on a goutté à des soirées/nuits de JdR (GN ou pas), il nous manquera toujours la proximité des gens avec lesquels on joue. Par exemple je sais que nous pour les partie de ma campagne heroic fantasy on aime apporter des rajouts, comme installer du cuir sur la table, des bougies etc pour jouer (par exemple).
      C’est cette partie là qui me manque le plus lorsque je suis en ligne sur roll20 ou autre logiciel.
      Après loin de moi l’idée de dénigrer l’efficacité de cesdits logiciels, ils fonctionnent très bien !

  5. Moonycat31 dit :

    Ah mais je comprends tout à fait ton point de vue sur les parties de JDR « irl » ! Je suis moi meme partisant à fond ! Mais hélas, cela devient assez difficile de faire c egenre de parties en grandissant (si je peux dire) avec es aléas familiaux de chacun (dans le cas de mes partenaires de jeu en tout cas). Je n’ai aps encore testé de roler en ligne mais bon, je pense m’y mettre un de ces jours. Car les parties sont malheureusement de plus en plus espacées. :/

    Après, je ne faisais qu’apporter des précisions pour les personnes interessées. =) Je conçois tout à fait qu’il faudrait plus qu’un simple article pour parler du JDR papier tant le sujet est vaste. @_@

    Et je réitère que c’est un très bon article de base pour les non-initiés. =)

    • Solnorr Solnorr dit :

      Eh bien vois-tu chère Moonycat, je pense que l’organisations de parties etc est une question de volonté.
      Je me souviens étant gamin que les vendredis soir mes parents nous trimballaient chez leurs amis pour aller eux de leur côté jouer de la musique (trad irlandaise/bretonne), les femmes cousant non loin et les gamins jouant à l’étage. On restait tard voir très tard et je pense de mon côté organiser des soirées ainsi si un jour j’arrive à avoir des amis rôlistes assez nombreux (entre 2 et 4 joueur max). Je pense qu’il s’agit surtout de volonté et d’organisation, une partie de JdR tient en général dans une durée de 4 heures, je pense qu’un soirée de 4 heures est assez facilement organisable à raison d’une fois par moi ou que sais-je.
      je pense donc que cela va beaucoup dépendre des familles et personnes.

      Merci encore pour le commentaire ^^.

  6. Léo dit :

    Bonsoir,

    Je viens ici faire le rôle du méchant (l’habitude d’être derrière un écran) et pointer quelques erreurs, pas immenses, mais sommes toutes utiles à dégager :

    a°) les systèmes
    LE système d6 est un système à part entière et, si tu as raison en pointant qu’il est employé dans le JdR Star Wars (pour les plus anciennes versions, en tout cas.), ce n’est pas le cas de Metal Adventures (qui emploie bien des d6, mais avec un système différent). Il existe mille et une façons d’employer un même dé et fourrer tous les systèmes dans le même sac sur ce principe donne une fausse idée de la variété dans le game design dont bénéficie le JdR actuel. (Variété qui surpasse de loin celle du jeu vidéo à l’heure actuelle)

    Sur le même principe, lorsqu’on parle de système au d100, c’est plus souvent du système BaSic de Chaosium (employé notamment dans l’Appel de Cthulhu) que de ce système bancal au possible qu’emploie Anima (opinion fondée sur l’expérience et partagée par de nombreux autres rôlistes ; Anima a un univers pas dégueu, il parle aux fans d’anime et est plein de belles idées, mais la modélisation de tout ça en terme de règles est une pure horreur et absolument pas en phase avec les notions de game design modernes.)

    De même, dire qu’ils sont parmi les préférés des joueurs est une affirmation fausse également (si l’on voulait dégager les systèmes les plus populaires, on devrait probablement faire un sondage correct, mais je parierais ma casquette qu’on se retrouverait avec D&D/Pathfinder (et son d20), Cthulhu (avec le BaSic) et Vampire/Monde des Ténèbres en général (avec le Système du Conteur). Et, dans le lot, ça ne m’étonnerait pas de voir le roll&keep (L5R, Secrets de la 7è Mer) avoir son lot d’adeptes également.)

    b°) « Le MJ a toujours raison » est une phrase de mauvais MJ incapable de se remettre en question. Bon, là j’ignore si ton intention était de prendre la double règle à la rigolade ou non, mais j’ai vu trop de MJ la prendre au sérieux pour ne pas la mettre sur le tapis. Je dirais que la meilleure chose à retenir pour de bonnes parties reste « Tout le monde doit s’amuser durant la session » le MJ, comme les joueurs. Sinon, autant trouver d’autres loisirs. ^^

    CELA DIT, l’initiative de cet article est louable et le résultat est clair et globalement en phase avec la réalité. Merci pour cette contribution à la propagation du jeu de rôle.

    • Solnorr Solnorr dit :

      Bonsoir, je profite d’être chez un ami pour avoir la connexion et répondre aux deux commentaires suivants :

      Merci déjà pour votre commentaire assez étoffé et intéressant.
      Ensuite pour vos premiers point sur les dés, il est vrai que je n’ai pas détaillé expressément les systèmes différents de dés qui existent: le D6system etc. J’ai fait quelque chose de très vague, volontairement, déjà parce que l’ensemble des systèmes de dés est incommensurable, je ne les connais pas tous loin de là, mais aussi parce que je n’avais pas pour but de détailler tout les systèmes de dés. Je trouve ça correcte de mon point de vue de dire que Métal Adventure utilise un système D6 même s’il ne s’agit pas, il est vrai, du D6system gratuit connu dans les Star Wars. Pour la possibilité de gameplay, je suis d’accord, le Jeux Vidéo n’arrive pas à la cheville du JdR ^^.
      Pour le d100, oui il est vrai que Anima (que je n’aime pas du tout) utilise un système assez… particulier. Je raffole personnellement du système de d100 de Dark Heresy que je trouve très malléable et adaptable. Après, bâcher Anima, je ne vois pas l’intérêt ici mais bon.

      Sinon dire qu’ils sont trois systèmes des plus joués et appréciés… c’est faux ? Donnez moi un autre système de dés qui n’utilise pas de d6, d20 ou d100. J’ai connu (durant 5 ans de JdR) un système d12 viable, mais c’est assez rare de trouver autre chose comme système. Encore une fois j’écrivais pour une vue globale en présentation du JdR, je n’allais pas rentrer dans les détails des systèmes de jeu, sinon l’article aurait fait 20 pages.

      Ensuite concernant ma citation, c’est à la fois une clin d’œil à un film très connu que vous reconnaitrez par vous même et à la fois une citation se voulant humoristique sur les règles du JdR, chez tout les rôlistes que je connais (et j’en connais bien une centaine si je fais le compte) cette règle de « le Mj a toujours raison » est immuable et intrinsèque au jeu. Ça ne veut pas dire qu’il sont mauvais ou bêtes et je trouve d’ailleurs un peu raide de juger la qualité de récit de quelqu’un que vous ne connaissez pas sur une seule phrase.

      Rôlistiquement votre.

      Solnorr.

  7. Ekzael dit :

    Alors que je trouvais la première phrase intéressante, je me trouve tellement déçu du développement choisi pour aborder le sujet. Certes une partie de ce qui me chagrine ait déjà été abordé dans les commentaires précédents, mais j’aimerais revenir sur quelques points. On sent bien, parfois, cette volonté de ne pas tirer une généralité dans les sujets abordés, mais j’ai l’impression que l’article vend là une « partie type » qui occulte complètement toutes les nuances possibles qui pour moi seraient fondamentales à mettre en avant à un nouveau public.

    Oui, le jeu de rôle a des piliers sacrés érigés en référence (coucou D&D) ; oui, le jeu de rôle a des principes fondamentaux que certains puristes ont du mal à concéder (coucou l’autorité du MJ) ; mais à côté de ça, il y a tellement plus à voir.

    Quand tu parles du MJ qui a besoin d’un scénario, quand tu parles des collections complètes de livres, quand tu parles des dés, quand tu parles des « statistiques » (pour le coup, je pense que le terme serait plutôt caractéristique, d’ailleurs), je me dis que oui, tu décris une réalité possible, un lot d’exemple que certains partagent dans la pratique, mais qu’on passe à côté de l’essence du jeu de rôle pour aller s’intéresser à des détails ésotériques – sans doute symboliques, mais anecdotiques.

    Quelle essence ? Eh bien celle que tu effleures au tout début et dans ta conclusion : une pratique à plusieurs où l’imagination est maîtresse d’un récit intéressant, où chacun se divertit et divertit les autres. Que ce soit avec ou sans livres ; avec ou sans système alambiqué ; avec ou sans MJ. Parce que ce sont aussi des réalités à prendre en compte et qui conviennent à d’autres publics, qui semblent peut-être à la marge pour une partie des rôlistes, mais qui existe bel et bien (et surtout de plus en plus présente dans les nouvelles générations de jeux).

    Rien que pour l’exemple, je dirais que les initiations que j’ai pu mener se situe à la tangente de ce que tu décris. Je fais jouer mes joueurs débutants à Lady Blackbird, un jeu de 18 pages dont la majorité sont en fait des fiches prétirées prêtes à jouer, sans grande difficulté. Où le MJ n’est qu’un maître d’orchestre qui arrange toutes les idées émanant de ses joueurs sans avoir à en rajouter, ou l’improvisation suffit totalement et l’autorité sur l’histoire est partagée. Et je pense que les résultats sont plus probants sur un public plus varié que celui qui prendra plaisir à faire sa première rencontre dans une taverne pour tuer des gobelins. Mais ce n’est que mon avis ~

    Et pour finir sur l’adage des 2 règles du JdR ; c’est sûrement la pire vision du MJ qui soit, selon moi. Mais Léo a bien résumé ma pensée sur ce point.

    Du coup, voilà, j’suis fortement mitigé sur cette introduction au JdR. Loin de moi l’idée de critiquer l’intention, cela dit ; je suis simplement perplexe sur les axes choisis qui ont tout du cliché classique.

  8. Moonycat31 dit :

    Je suis contente de voir qu’il n’y a pas que moi qui salue l’intention mais qui est mitigée sur la forme de cet article.
    Loin de nous l’idée de te lapider en place publique mais, tout comme Ezkael et Leo, je trouve que cet article nous fait remonter au tout début des JDR avec tous les clichés possibles malheureusement. :/
    Moi aussi je remercie une nouvelle fois l’intention mais il faudrait ouvrir la chose pour justement expliquer qu’il n’y a pas que ça qui existe.

    Et pour rebondir, non je ne pense pas qu’une partie de JDR est une question de volonté. Certes ça y joue pour beaucoup mais quand on a un boulot prenant, une maison et un bébé en bas age, on ne peut plus etre aussi disponible qu’avant. Avant, je veux dire quand on sortait entre couples ou entre amis, sans attaches et sans rien.
    Et du coup, je trouve que le développement de tables virtuelles est plutot une bonne chose. Certes il ne remplacera jamais une table bien réelle avec ses potes mais il est une alternative plus attrayante pour moi qu’un forum de RPG (meme si j’en fais aussi).
    Mes parents aussi me trimballaient partout petite et on veillait à des heures pas possibles au milieu des troisième mi-temps de rugby. Mais ne nous cachons pas que c’était une autre époque. Aujourd’hui, avec le net, on arrive à faire beaucoup de chose qui nous étaient impossibles avant.
    Je suis une fervente partisane des échanges IRL mais je ne crache pas sur le virtuel quand on n’a pas vraiment d’autres choix. Cela m’a beaucoup aidé je l’avoue.

  9. Bonjour,

    Toutes les manières de jouer sont « bonnes » pour autant qu’on s’amuse à la table!

    Ceci dit, c’est intéressant de voir les chiffres de vente des jeux pour se faire une idée de qui joue comment. Et que ça plaise ou non, D&D est la meilleure vente au niveau mondial. C’est un fait. Du coup, la présentation qui est faite dans cet article me semble refléter la manière la plus standard, classique, de jouer.

    Je joue surtout à l' »Appel de Cthulhu » et à « The One Ring » pour le moment, qui s’éloigne du modèle D&D, du « dungeon crawling ». Néanmoins, dans un article de présentation de ce qu’est le jeu de rôles sur table, il me semble tout à fait normal de présenter la manière la plus pratiquée dans le monde, et pas les exceptions à la règle. Et le succès de D&D ( et produit assimilé comme Pathfinder, old school retro-game, etc.) reste la manière la plus habituelle de concevoir le jeu de rôles sur table…. Une ligne sur la communauté indy game avec ses manières de jouer différentes du modèle classique (plus narrativiste, etc.) aurait été une idée, mais ces pratiques restent minoritaires. Et cela aurait complexifié un article d’introduction à notre loisir…

    Cordialement,

  10. moodytryme moodytryme dit :

    Bonjour, je me permets d’intervenir au niveau de vos commentaires pour rappeler certains points. Nous publions sur le blog des Infiniters des contributions bénévoles de n’importe quel membre de la communauté infinite RPG, pourvu que sa proposition d’article respecte la charte éditoriale et puisse être corrigée et réécrite en ce sens. Les rédacteurs sont externes à l’équipe d’infinite RPG (équipe en réalité composée par moi seule avec des freelance professionnels), leur avis n’engage qu’eux, encore une fois tant que cela corresponde à la philosophie de notre ligne éditoriale et à nos conditions générales d’utilisation. Solnorr a eu la gentillesse de nous proposer cet article bénévolement, dans l’objectif de faire connaître le jeu de rôle sur table. Nous avons pensé intéressant de commencer par présenter une vision traditionnelle du jeu de rôle papier et d’y jouer. Vous êtes les bienvenus si vous voulez contribuer à votre tour au blog des Infiniters en soumettant des articles sur d’autres manières de faire du jeu de rôle sur table : https://blog.infinite-rpg.fr/recrutement/#contributeur

    Je mets donc fin au quiproquo dans les commentaires, et vous encourage à continuer la discussion en maintenant une bonne ambiance sur notre site.

  11. Thyraïs dit :

    Déjà pour commencer bonjour !
    Ton article ma beaucoup aidée sur certains points a m’ordonner les idées et je t’en remercie.
    Je suis une rôliste débutante adoratrice de contenue fantastique, j’ai donc de suite accrocher a cette pratique et j’aimerai crée un JDR avec des amis. Mais il y a un petit soucis, c’est que je suis la seule a avoir déjà incarner un perso… et donc je vais vais être le MJ. Tu dois te douter que je n’ai jamais incarner un tel rôle et donc je ne sais pas quoi acheter ou utiliser pour que le jeu sois le plus immersif et le plus juste possible. j’aimerai écrire l’histoire style D&D mais je ne sais pas sur quoi me baser pour la partie statistique (n’ayant pas tout a fais saisie cet partie et la partie livre) sur quoi devrai-je m’appuyer?
    Bonne soirée et merci

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