Le blog des Infiniters

Blog collaboratif pour les passionnés de jeux de rôle textuels et d'écriture

Écrivons et jouons ensemble !

Pourquoi ce manque de popularité pour les RPG textuels Science-Fiction ?

Mad
 
Partager l'article sur les réseaux sociaux :

Je vous ai déjà parlé des RPG science-fiction (SF pour les intimes) en en présentant brièvement les principaux sous-genres, mais j’aimerais maintenant m’intéresser à la popularité des RPG écrits de science-fiction.

Car, face aux autres genres de jeux de rôle – réalistes et fantastiques, notamment – ceux de SF font figure de genre mineur : ils sont moins nombreux, avec des communautés souvent plus réduites et ont parfois du mal à se faire connaître.

Alors pourquoi ? Pourquoi ce manque de popularité pour des univers qui offrent autant de possibilités de jeu que les autres ?

first-steps-moon

©Flickr – fdecomite

Une méconnaissance du genre

Ce qui semble apparaître en premier lieu, c’est une méconnaissance de ce qu’est la science-fiction. Pour rappel et pour faire simple, la SF c’est un genre de l’imaginaire fondé sur des connaissances scientifiques. Tout est dans l’appellation d’ailleurs : science, fiction.

Mais cet aspect scientifique est régulièrement oublié et la SF se retrouve souvent amalgamée avec d’autres genres de l’imaginaire, notamment le fantastique qui, lui, introduit le surnaturel dans le monde réel.

Série TV V Science Fiction

Série TV « V » : (NB : La série se déroule dans un monde contemporain.) Un jour apparaissent dans le ciel et aux quatre coins du monde de gigantesque vaisseaux-spatiaux. Les extra-terrestres qui les habitent ressemblent aux humains et sont venus apporter leurs technologies, dans une optique de paix et de partage. Mais ce sont bien des envahisseurs qui se cachent sous ses apparences et la résistance terrienne s’organise pour les repousser.

Une fois la différence fondamentale comprise, la science-fiction souffre d’un autre mal : les clichés.

Bien trop souvent, la SF est associée à une époque future, à des technologies avancées et à la conquête spatiale. Entre autres, mais beaucoup de joueurs semblent accoler directement science-fiction et  »futurisme » (terme fourre-tout soi dit en passant).

Certes, des œuvres de science-fiction – et des RPG ! – peuvent se dérouler dans un futur où le monde est plus évolué que maintenant. Mais la SF ce n’est pas que ça ! Un contexte de science-fiction peut se situer à n’importe quelle époque et les technologies utilisées ne sont pas forcément plus évoluées que celles actuelles.

Un bon exemple est Frankenstein, de Mary Shelley. Ce livre est souvent placé sous l’étiquette du fantastique à cause du “monstre”, mais ce-dernier est né grâce aux expériences scientifiques du Professeur Frankenstein. Donc il s’agit bien là de science-fiction.

Un second exemple que je trouve représentatif : le personnage de Hulk. Oui, oui, un super-héro, mais comme beaucoup de supers-héros d’univers comics, Hulk est devenu ce qu’il est à cause (ou grâce à) d’un fait scientifique. Ici, un bombardement de rayons Gamma. Hulk évolue sur Terre et a été créé dans les années 1960. On oublie trop vite que les univers de certains super-héros font partie de la SF.

Toujours pas convaincus que la science-fiction ne se limite pas au  »futurisme » ? Je renvoie de nouveau à la présentation des principaux sous-sous-genres de la science-fiction.

La peur de l’inconnu

Au-delà de cette mauvaise connaissance, il semble que la science-fiction fasse peur. Surtout lorsqu’il s’agit des jeux de rôle.

J’ai plusieurs fois croisé des rôlistes qui n’osaient pas essayer un RPG de science-fiction parce qu’ils  »ne savaient pas le jouer ». Comprendre par là qu’ils avaient peur de ne pas correctement se projeter dans l’univers et de pouvoir en décrire les lieux, les technologies, etc. En fait, ils redoutaient que le jeu de rôle soit trop compliqué pour eux.

© Flickr - James Vaughan

© Flickr – James Vaughan

Ce qui peut se comprendre car, en effet, un univers de science-fiction ce n’est pas comme un univers réaliste. Dans un RPG  »city » par exemple il n’y a rien à savoir pour jouer, puisque le monde donné est le même que le nôtre. Alors que dans la science-fiction, certains éléments sont fictifs et les joueurs doivent donc les imaginer.

Qu’il s’agisse d’un événement (par exemple la catastrophe nucléaire d’un jeu de rôle post-apocalyptique), d’un lieu (l’autre planète d’un RPG space-opera par exemple) ou d’autres choses (objets, aliens, coutumes…), le joueur doit se projeter dans cet univers différent de celui qu’il connaît. Ce qui demande un certain effort, puisque tout n’est pas réaliste.

Mais est-ce pour autant compliqué ? Je dirais bien que non puisque, comme dans tout les jeux de rôle, il suffit de faire travailler son imagination !

Et bien souvent, les RPG de science-fiction proposent des annexes et de l’aide, pour aider justement les joueurs à comprendre et intégrer leurs univers. Mais là encore il faut une certaine volonté pour lire les explications et certains rpgistes semblent se découragent à ce stade.

Les RPG de science-fiction, victimes des effets de mode

Ce sera là un dernier point, à savoir que, en réalité, tous les jeux de rôles de SF ne souffrent pas d’un manque de popularité. Les univers connus et repris en RPG attirent plutôt de nombreux rôlistes, souvent à cause d’un effet de mode. Contrairement aux univers totalement inventés.

L’explication est toute bête : il est plus facile de se plonger dans un contexte que l’on connait déjà en partie pour en avoir vu le film ou la série ou en avoir lu un livre, que de devoir tout apprendre d’un univers entièrement imaginé par un inconnu. Et l’on en revient ici à l’effort à fournir de la part du joueur pour imaginer correctement un univers de jeu qu’il ne connaît pas.

©Flickr - Keith Bellvay

©Flickr – Keith Bellvay

Ce qui créé une sorte de science-fiction à deux vitesses, avec d’un côté des RPG dérivés qui attirent pas mal de rôlistes car leur univers est ultra-connu et, de l’autre, des jeux de rôles originaux qui ont plus de mal à attirer des joueurs car leurs univers ne sont pas célèbres et sont donc d’apparence moins accessibles. D’apparence seulement !

Et cet écart dans un même sous-genre de l’imaginaire est dommageable. Car il tend à réduire ce qu’est la science-fiction : comme les univers inventés sont plutôt marginalisés, les rôlistes ont tendance à penser que la SF se résume aux jeux de rôles populaires. Soit ceux dérivés d’univers connus et à la mode pour la majorité. Alors que, non, la SF ce n’est pas seulement Hunger Games et le post-apocalyptique, c’est bien plus large !

Ce propos doit tout de même être nuancé, car certains jeux de rôles de SF dérivés d’œuvres existantes n’attirent pourtant pas une foule de joueurs ; tout comme il existe des RPG de science-fiction totalement inventés qui regroupent une large communauté de rôlistes.

Dans ces derniers cas, il semble que les univers inventés en questions soient assez proches du monde que nous connaissons, donc plus facilement accessibles.

La science-fiction : un genre à découvrir !

En résumé, la science-fiction est trop souvent mal connue, accolée à tort à d’autres genres ou affublée de faux clichés.

Pourtant, la SF offre une variété d’univers différents et une foule de possibilités ! Elle ne se résume pas aux dérivés d’œuvres ultra-connues ou à la mode et propose aussi des univers entièrement originaux et créés de toute pièces.

Et si le joueur, surtout le novice, doit faire un petit effort pour bien s’intégrer à ces RPG, n’oublions pas qu’il s’agit avant tout de jeux d’imagination ! La peur de ce qui peut sembler compliqué au premier abord ne doit pas prendre le pas sur l’envie d’essayer un RPG de science-fiction, car il suffit simplement de faire jouer son imagination, comme dans n’importe quel RPG. L’environnement du RPG (visuels, musiques, annexes, …) peut aussi aider le rôliste à se plonger dans l’univers de jeu.

© Flickr - L.E. Spry

© Flickr – L.E. Spry

C’est peut-être là finalement l’un des avantages de ce manque de popularité : les petites communautés de certains jeux de rôle offrent de bonnes conditions pour la découverte de la science-fiction !

Et vous, vous voyez d’autres raisons à cette impopularité des RPG de science-fiction ?

N’hésitez pas à faire part de vos avis et remarques dans les commentaires !

 
Partage cet article sur les réseaux sociaux !

Écrivons et jouons ensemble !

Mad

Mad (11 articles)

Mad écrit des trucs, rêvasse, a des idées et tient un blog avec un pote. Elle aime les ananas, l'art, ses amis, l'ambre, les abréviations, Asimov, les arbrisseaux, est agnostique, admin d'un forum RPG et fan d'Adam Ant. Pour la lettre B... Site web : http://fireflyserenity.forumactif.org/

 
Icone twitter
Et si tu nous proposais un article ?

A noter : Le blog des Infiniters publie des articles proposés bénévolement par tout membre de notre communauté de rôlistes, qui respecte notre charte de bonne conduite et notre ligne éditoriale. Le rédacteur est un contributeur externe à l'équipe d'infinite RPG. Son avis n'engage que lui, dans son article et dans ses commentaires.

Viens nous rejoindre !

Nouveau sur infinite RPG ? Inscris-toi ! Tu es déjà inscrit ? Connecte-toi ! Icone Facebook Icone Facebook Icone Youtube Icone Twitter Icone tumblr Icone RSS
 

17 réponses à “Pourquoi ce manque de popularité pour les RPG textuels Science-Fiction ?”

  1. Ana B dit :

    Je suis entièrement d’accord c’est fou ! J’ai mit quatre ans a construire complètement mon rpg de a à z, a bosser dessus comme une malade, et a bien justement construire des annexes détaillées qui expliquent bien chaque détail du monde crée, aux joueurs et potentiels futurs joueurs, et nous ne sommes que 3 joueurs sur le rpg xD
    Excellent article! Merci, enfin un peu de mise en avant de la SF, ca fait plaisir, d’autant que moi, c’est LE genre par excellence ou j’aime jouer. Plus que tout !

  2. Mad Mad dit :

    Hello!

    Merci à toi d’avoir lu l’article ! 🙂
    La SF est un genre qui devrait être mis plus en avant dans le monde du RPG textuel et je trouve toujours dommage de voir des RPG de science-fiction un peu abandonnés par manque de joueurs. Surtout quand les créateurs ont bossé dur dessus. Mais comme je disais l’autre jour à je ne sais plus qui : même en se faisant connaître avec plein de pub, etc, si le contexte n’attire pas, il n’attire pas. Et un contexte qui plait c’est tellement subjectif…
    C’est quoi ton RPG, si je peux demander ? 🙂
    Bon courage en tout cas et ne désespère pas !

  3. darkbaron darkbaron dit :

    On notera qu’il y a ce même désamour du côté des jeux vidéo : pour un Mass Effect ou un Fallout, combien de RPG ayant pour cadre un univers Fantasy ? C’est un genre qui, pour une raison ou une autre, séduit moins dans ce domaine, malgré de grandes séries TV (des classiques comme Star Trek, V : les envahisseurs, Doctor Who, Babylon V, etc) ou de bons films (inutile d’en faire la liste !).

    Peut-être que les gens sont intimidés par la partie « science stuff » ou qu’ils préfèrent rêver d’un monde plus magique. Au moins, dans un monde magique, pas besoin d’explications superflues car « c’est grâce à la magie ». C’est beaucoup plus facile de respecter une certaine cohérence comme ça !

    C’est bête, alors qu’au final, comme avait grosso modo dit Pratchett, « la science-fiction, c’est de la Fantasy avec des boulons ».

  4. Mad Mad dit :

    Hello!

    Je suis d’accord avec ce que tu dis, peut-être que le côté « scientifique » fait peur car il demande, a priori, plus de réflexion que pour la magie qui se passe en effet d’explications.
    Mais, et je crois que je me répète en fait, le « science stuff » ne devrait pas arrêter les joueurs ! Il existe des RPG de science-fiction où la technologie la plus avancée c’est le téléphone portable, et pour les RPG avec de la technologie un peu plus poussée il suffit de faire travailler son imagination ! Et par là j’entends qu’avec un peu d’imagination tout le monde peut rp sans avoir à décrire en détail un canon laser, l’explosion d’une comète ou je ne sais quoi. Je pense que c’est ça aussi qui fait peur, d’avoir à décrire ce que l’on ne connait pas. Mais dans le RPG rien ne l’y oblige ! 🙂

  5. Wex dit :

    Oulah ! Tout doux, là : Frankenstein ? De la SF ? Okay, je saisi l’image, mais si on commence à confondre positivisme et science-fiction, on va droit dans le mur. Parce que dire qu’un classique du roman gotique est une oeuvre SF, c’est un peu limite, quand même. De là, on peut carrément dire qu’Interstellar est une resucée de La bête humaine, hein ? Enfin bon, si vous me dites que je pignole, je pourrais pas vous donner tord non plus, mais allons tout de même pas mettre pareilles idées dans la tête des jeunes (dit-il en bourrant sa pipe sur son rocking chair).

    En tout cas, je suis d’accord avec l’argument de la peur du science inside. Personnellement, j’ai aussi observé un phénomène : en général, la SF, c’est plutôt un truc de garçons, et le fantasy, plutôt un truc de filles. Alors, je sais pas ; je me dis, ouais, sans doute qu’avec les Star Trek, Star Wars et compagnie, ça a prit une image de nerd. Et tout le monde sait que les nerds sont des garçons, hein ? Je veux dire, c’est bien connu, il suffit de regarder The big-bang theory. De l’autre côté, vous avez le fantasy. Alors vous allez me dire :  » Merde, mais c’est pareil ! LoTR, D&D, tout ça, c’est pas un peu un truc de nerd, aussi ?  » C’est bien vrai (que j’vous répondrai), mais il faut voir aussi que les enfants – et donc les filles – y ont un accès plus facilité du fait d’une familiarité avec les contes, notamment. Et là, ça expliquerait bien des choses.

    Parce qu’à la base, un conte, c’est une histoire qui débouche souvent sur une morale (bon, pas toujours, hein ?). Une histoire que les parents utilisent pour faire peur à leurs mômes. Les contes étaient censés servir l’éducation des enfants, et le point le plus important dans l’éducation des enfants, c’était bien entendu la rôle de la femme : mariage, hymen, cuisine, sandwich, tout ça, je vous fais pas un dessin. Du conte, il y a cette image de la femme, véhiculé par celui de son idéal la princesse, qui survit et reste encore présent de nos jours, par exemple dans les Disney où il commence tout juste à évolué. La princesse et la grenouille, c’était la grosse révolution du slip à l’époque (je sais que vous vous souvenez de l’hystérie aux infos). Du coup, j’ai comme l’impression qu’il y a eu une division de l’espace de l’imaginaire, avec d’un côté les contes et, in extenso, le fantasy, qui est plus adressé aux femmes, et de l’autre la SF, qui a plus une image masculine, et qui plus est une image de nerd (persistante, là aussi). Et à ce qu’il me semble, il y a plus de femmes que d’hommes actuellement dans le RPG textuel, ça expliquerait en partie cette impopularité.

    Donc je pense que ce dont on a besoin, c’est aussi que cette vision masculine et geek de la SF se dissipe un peu dans la culture populaire. Pour le côté nerd, on repassera, puisque la tendance est à la complexification et au réalisme, ce qui entraîne un côté de plus en plus rébarbatif pour ceux qui n’y sont déjà pas accoutumés. Mais en ce qui concerne l’étiquette de genre, j’attends juste que ça évolue. Le problème, c’est que pour l’instant la façon dont la SF tend vers un publique féminin ne me plait pas du tout. Je pense particulièrement à des productions comme Divergente ou à d’autres séries à playboys au torse huilé, qui tombe sous l’autorité de ce fléau que j’appelle personnellement la mode Twilight. Cependant, si l’on prend le Japon, par exemple, on n’a pas ce problème (et le premier qui dit que c’est parce que c’est un pays d’androgynes est officiellement un méchant vilain). On peut trouver là-bas – surtout dans les mangas – des productions parfois très poétiques ou tout du moins dénués de testostérones, susceptibles de plaire aux deux genres sans sombre dans la mièvrerie. Désolé, je n’ai pas d’exemple qui me vient en tête, là.

    Alors, pourquoi pas ? Peut-être qu’il faut penser la SF autrement. Je me suis toujours demandé pourquoi on la résumait à des batailles spatiales, des extraterrestres et de la technologie avancée. Je sais qu’il existe un sous genre de la SF qui propose des histoires dont le contexte répond clairement à ces critères, mais dont le thème ni même le scénario ne dépendent. En d’autres termes, un genre alternatif à la SF dont les œuvres pourraient très bien ne pas être de la SF, qui pourraient être transposées dans un univers contemporain (donc neutre) sans en altérer la substance. Je n’ai malheureusement pas retrouvé le nom de ce sous-genre. C’est sans doute ce dont nous avons besoin. Game of Thrones a fait le pas inverse en proposant un univers mature là où tout le monde attendait un topos niais ; il faudrait maintenant que nous ayons le pendant SF. Il y a pourtant de quoi faire : la SF permet une infinité de sujets ; ce n’est rien d’autre qu’un bac à sable de la pensée. Alors, peut-être, peut-être que les gens ont plus peur de la philosophie que de la science fiction, aussi.

  6. Mad Mad dit :

    Hello Wex !

    Merci pour ton long commentaire autant passionné qu’intéressant ! (et merci d’avoir lu l’article au passage.)

    Je suis tout à fait d’accord, « Frankenstein » est un roman gothique, mais il n’en demeure pas moins un des premiers de science-fiction puisque le « monstre » s’explique par des faits scientifiques. Il faut également replacer ce roman dans le contexte de l’époque je pense et ne pas oublier que les genres et sous-genres ne sont pas clos et peuvent se mélanger, se recouper, etc. Après, chacun est aussi libre d’avoir sa propre définition de la SF, mais en soit cet exemple est tout à fait valable. 🙂

    Je suis aussi assez d’accord sur le fait que la SF renvoie une image plutôt masculine et que certaines œuvres de fantasy sont assez « genrés ». LOTR fait plutôt « garçons » alors que OUAT fait plutôt « filles » par exemple. Et ça revient à ce que tu dis sur les contes d’ailleurs.
    Par contre, dans le RPG, certes le jeu de rôle écrit est majoritairement féminin, mais il y a des RPG de science-fiction qui ont de grosses communautés… de joueuses justement (et je ne parle pas là des RPG dérivés de ce que tu nommes « la mode Twillight »).
    Du coup j’aurais tendance à ne pas vraiment être d’accord et à penser que le manque de popularité de la SF n’a pas tellement à voir avec le sexe des rôlistes mais plutôt avec les effets de mode et la simplicité du RPG (qui, en général, attire plus de monde quand le « science stuff » est discret ou que l’univers de jeu est super connu).
    Ce que tu dis restes tout de même une piste très intéressante et le genre joue sans doute un peu un rôle quand même dans l’affaire.

    Sinon je me pose la même question : pourquoi la science-fiction renvoie directement l’image de vaisseaux-spatiaux et d’extra-terrestres ? Mystère… Aux fans de SF et aux rôlistes fans de SF de montrer que c’est en réalité bien plus vaste et que la science-fiction est parfois là où on ne l’attend pas ! (cf « Frankenstein », ah ah ! -Tu vas me détester. x))

  7. Eden Memories Eden Memories dit :

    Houlà! Frankenstein roman gothique? Mazette diable non. Romantique oui, par essence même, mais gothique non. Le gothique repose sur un code assez précis: la vieille baraque, le héros et l’héroïne naïf, une ambiance fantastique (mais qui n’est qu’une ambiance), et un caractère oppressant typiquement Rebecca quoi. Frankenstein est indiscutablement de la science fiction! Réanimer des morts en usant d’électricité, même encore aujourd’hui c’est de la fiction basé sur de la science… Même s’il est inscrit dans une époque où le roman gothique était majoritaire il ne faut pas confondre les genres!

    De même il ne faut pas tirer des généralités sexistes. La fantasy pour moi est essentiellement masculine, déjà de par le manque d’auteur féminin s’étant attaqué au genre, en revanche le fantastique et le gothisme est plutôt féminin, d’une part un grand nombre d’auteur féminin s’y sont mis mais également c’est généralement une héroïne et un univers au final très féminin, où l’on sent souvent pointer un oedipe féminin. Quand à la SF ça dépend du type, l’anticipation est pas genré spécialement, alors que les batailles spatiales oui, c’est comme les romans d’espionnages c’est très masculins il est vrai parce que ça fait appel à une notion d’action, de bagarres qui attirent les petits garçons tout comme les contes de fée attirent les petites filles et pas seulement parce qu’il y a une histoire de princesse mais parce que beaucoup de ces contes de fée repose sur des archétypes qui construisent le psychisme des enfants et les plus populaires s’adressent essentiellement aux filles. Le prince n’étant en général qu’un personnage secondaire voire uniquement le but final.

    Evidemment tout cela n’est qu’une question de point de vue. Par exemple du mien, de fille, quand je pense science fiction, je pense plus anticipation, George Orwel avec 1984 ou encore Minority Report plus que des batailles spatiales. Pour ma part je m’emmerde devant Star Wars qui ne m’évoque rien alors que j’adore Blade qui est une belle fable sociale. Sans évoquer bien sûr tout l’aspect robotique et intelligence artificielle qui à mon sens va prendre le pas dans la science fiction moderne dans les prochaines années du fait des avancées technologiques.

  8. darkbaron darkbaron dit :

    Si, si, « Frankenstein, ou le Prométhée moderne » fait bel et bien partie de la littérature gothique, qui est un genre qui se caractérise par son mélange de fiction, de romantisme et d’horreur.

    D’ailleurs, on trouve plusieurs articles qui expliquent bien pourquoi « Frankenstein » est une œuvre résolument gothique, qui peut aussi jouer avec certains codes et aspects du genre.

    Quant à l’aspect scientifique de l’œuvre, Frankenstein ne décrit jamais le procédé employé, mais on peut dire que le monstre de Frankenstein est issu d’un mélange de science et de magie :

    – Victor a étudié l’alchimie à travers les œuvres de Corneille Agrippa, de Paracelse et d’Albert le Grand. Il avait un grand intérêt pour les pseudo-sciences, et par extension l’occultisme. En effet, si les auteurs cités au-dessus avaient plus ou moins des connaissances scientifiques de l’époque, c’était très teinté d’ésotérisme.

    – Victor a étudié les sciences, notamment la chimie, à l’université, et c’est là qu’il a surtout développé l’idée d’animer la chair morte. C’est aussi à l’université qu’il est parvenu à ses fins en la matière en créant le monstre, assemblé à partir de cadavres.

    En ce qui concerne l’usage de l’électricité, c’est surtout une hypothèse basée sur un passage où il aperçoit l’effet de la foudre sur un arbre abattu, mais ce n’est jamais confirmé, vu que Victor reste très flou sur le procédé. Mary Shelley a sans doute été influencée par le galvanisme, tel que pratiqué par Giovanni Aldini. Il est aussi communément admis qu’elle avait entendu parler de Johann Conrad Dippel, un alchimiste qui vivait au château… Frankenstein.

    À noter que le héros de l’œuvre n’est pas le « savant fou » que les films présentent. C’est une figure tragique, voire romantique. Il s’agit d’un être poussé par son obsession à commettre un acte contre-nature qui va le consumer et le détruire complètement (car il en meurt).

  9. Mad Mad dit :

    Hello!

    Pour avoir lu « Frankenstein », je ne peux que plussoyer les propos de darkbaron.
    Je maintiens que chacun peux définir les genres et classer les œuvres comme il l’entend, mais pour moi ce roman est bien un roman gothique précurseur en matière de science-fiction et je le trouvais pertinent comme exemple dans l’article.

    Mis à part ça, je pense qu’il faut toujours prendre des pincettes lorsque l’on aborde la question du « genre » et comme le dit Eden Memories ça reste des points de vue. Ça n’empêche pas d’être une piste intéressante et à explorer pour la SF (et le fantastique et la fantasy) et surtout de voir que, côté auteurs de SF, s’ils sont majoritairement masculins ils ne délaissent pas forcément tous le public féminin. Ce qui est bien et positif, même si les œuvres les plus connues, comme les superproductions américaines par exemple, ciblent quand même plutôt un public masculin. Et c’est là un problème puisque ce sont ces œuvres-ci qui ont au final le plus d’impact sur les mentalités et la vision de ce qu’est la science-fiction.

  10. Moi, quand on me dit Science-Fiction, je pense en premier lieu à Isaac Asimov. Et lui, il se spécialisait plutôt dans les enquêtes spatiales, plus ou moins. Pas un seul extra-terrestre dans l’affaire. A.E. Van Voght, de son côté, parlait de philosophie de vie sur fond de conflit politique (j’ai beaucoup aimé le monde des non-A). Pas d’extra-terrestres non plus à mon souvenir. En fait à la réflexion je connais beaucoup de romans de SF ou on parle plus souvent de mutations, de politique et d’exploration que d’espèces extra-terrestres ou de batailles spatiales.

    Soit dit en passant un truc qui me fait souvent sourire dans la majorité des oeuvres de fiction c’est que contre « l’étranger » (extra-terrestre ou simplement extra-planétaire), toute une planète est unie, et nos petits conflits de pays à pays sont complètement passés de mode x)

    Après, la culture populaire SF vient surtout du cinéma et des séries télé et j’imagine que des trucs qui pètent font plus vendeur…

    Ou alors la quantité de phrases qui ne veulent rien dire dans Star Trek et similaires font peur aux gens. « Vite, il faut recalibrer la mire de transfert avant que la désynchronisation dimensionnelle ne provoque un effondrement du continuum espace-temps zéro ! »

  11. Mad Mad dit :

    Hello !

    Ça m’étonne que je n’ai pas placé dans l’article un exemple comme le tiens à propos de « Star Trek », parce que c’est tout à fait à ce genre de choses que je pensais en disant que la SF fait peur et que les gens s’imaginent ne pas pouvoir la jouer. Alors que, des phrases bourrées de mots compliqués juste pour faire « SF », j’en ai rarement croisé dans les RPG de science-fiction…

    Sinon j’aime beaucoup ce que tu dis, et qui est très juste, sur le fait que beaucoup d’œuvres de SF n’ont pas d’aliens mais des enjeux développés et intéressants par contre. Puis la science-fiction ne se résume pas aux aliens de toute façon. Je veux dire par là que c’est un ensemble (univers, enjeux, personnages, etc) qui fait l’œuvre et son intérêt et pas seulement un élément.

    Merci pour la lecture !

  12. alex dit :

    c est quoi le nom du jeu ?

  13. Pyon dit :

    Bonjour
    Ne voyant pas trop d’autres endroits pour exprimer mon point de vue je vais choisir cet article qui traite d’un sujet qui est la pointe de l’iceberg de mon agacement quant au monde du RPG actuel, monde dans lequel j’évolue, participe et créé depuis 10 ans. Je dénonce au passage l’absence de forum (ou alors j’ai mal cherché) mis en ligne par votre blog pour permettre une prise de parole libre (autrement votre initiative est bonne de créer ce blog).

    Bref. Pas de forum de SF dites vous ? Vous avez raison. Il serait plus juste de reformuler: « mort de tous les forums de SF ayant proposé un contenu innovant et attractif ». Je ne saurais qu’appuyé l’auteur de cet article: la SF ce n’est pas que post-apocalyptique bon Dieu ! Je ne compte plus les forums médiocres dans la veine du Zombe, Post-Apocalyptique, Désastre, Hunger Games, The 100 et autres bouses (le mot n’est pas faible) sans nom dépourvu de talent et d’originalité. Le SF doit faire rêver, proposer une « alternative » à un présent IRL déjà assez sombre comme ça pour verser dans le fatalisme. Mais voilà, l’échec des forums SF réellement futuristes est un symptôme pour moi d’une maladie bien plus grave qui touche le monde du RP. Les gens ne veulent/ne peuvent plus/ne savent plus ni écrire, ni créer, ni avoir une véritable idée originale.

    Ce n’est pas qu’à l’image de la SF, et pardonnez moi d’être amer mais j’en ai vraiment gros sur le coeur de ne plus pouvoir pratiquer mon jeu préféré sur forum. D’un espace de création les plus folles, diverses et innovantes, regroupant des gens de tout âge, tout horizon, et surtout désireux de s’améliorer réellement dans leur style d’écriture, nous sommes maintenant à une ère de…vide abyssale. Je suis théâtral sans doute, vieux con sûrement, mais comment m’exprimez autrement et réagir à ce que je vois ?

    Il y a plus de forums Harry Potter (tous pareils peu ou prou) que je ne saurais en compter. Je conçois que cet univers peut plaire à beaucoup , mais force est de constater qu’ils ne proposent pour la plupart rien de nouveau. Que dire des fofos « réalistes » qui se contentent de reproduire la vie IRL d’une manière fantasmée plutôt dérangeante, permettant à certaines de vivre par procuration à travers l’image d’une « star » comme avatar. Où est l’imagination et l’évasion ? Vous arrivez à prendre votre pied sur ce genre de fofo ? Tant mieux pour vous, pour ma part je pense que c’est clairement contraire à l’esprit de ce que doit être un forum roleplay.

    Plus malsain encore est la recherche de l’esthétisme à tout prix. L’écriture et le style ? Secondaire. Bien plus important est de poster un « beau » message lourd de fioritures/gifs/images avec l’avatar de la star qui va bien et sur laquelle on passe des HEURES sur le net pour trouver la photoshoot à remodéler sur toshop. Je ne compte plus ces fofos qui sont des copies, de copie, de copie. Le style est pauvre, l’imagination absente, le politiquement correct hante tous les posts, le rêve est mort. J’ai un grand malaise à évoluer au milieu de mes confrères du RP actuel actuellement: peu sont ceux capable d’être de « véritables partenaires d’écriture ».

    Il y en a pourtant. Des gens passionnés, talentueux, qui aiment écrire (et non pas s’afficher à travers leur avatar de star super médiatisé) et dont l’esprit original et aventureux leur permet d’offrir un contenu intéressant et entraînant. Mais ils sont tellement peu, tellement méprisés, et surtout mourrants. L’accent est mis sur les RP courts (trop ?), parce qu’on ne voit pas le problème après tout, ce qu’on réclame c’est une réponse, au détriment de la création d’un vrai partage par l’intermédiaire de l’écrit.

    Ecrire c’est transmettre des émotions, installer une atmosphère, pas seulement un enchaînement purement descriptif d’actions ou du décor. Ecrire ce n’est pas être un amoncellement de clichés. Les plus vieux d’entre nous ont leur part de responsabilité et les plus jeunes me plongent dans le désarroi.

    J’ai commencé à jouer sur forum vers mes 12 ans et à l’époque mon style était peu glorieux. J’ai commencé par le RP manga bien entendu (vers 2005-2006) et les univers d’alors étaient: nombreux, diversifiés, originaux et d’une instabilité (comprendre qu’autant de forums mourraient sur pattes qu’il en naissait) favorisant la création. On était désireux de s’améliorer dans l’écriture, et surtout on avait des univers réellements différents. Aujourd’hui les posts ne font pas plus de 10 lignes (je n’aborde pas l’orthographe) et les univers sont TOUS identiques, versant parfois dans du clairement malsain (les fofo maître-esclave me dépasse).

    Enfin il me faudrait sans doute plus de place pour réellement exposer ce que je ressens sur le monde du RP tel quel et mes déceptions, désarroi du moment mais malheureusement je sais déjà parler dans le vide. En vous remerciant si vous avez lu jusqu’ici et en vous souhaitant bonne continuation.

  14. Mad Mad dit :

    Hello (et bonne année en passant) !

    Alex : De quel jeu parles-tu ? Si l’on peut t’aider pour le nom. ^^

    Pyon : Merci de ton commentaire et point de vue, et d’avoir choisi mon article pour le partager. Si tu veux t’exprimer de nouveau et/ou plus longuement, sache que le blog d’Infinite RPG s’accompagne d’un réseau social. L’inscription se fait par ici : https://blog.infinite-rpg.fr/ elle est gratuite et tu trouveras ensuite des clans sur divers sujets (dont l’un sur la SF) qui possèdent des minis-forums. Tu pourras également te créer un clan si tu veux et dans tous les cas partager ton point de vue avec les autres rôlistes. Voilà je précise juste puisque apparemment tu ne connaissais pas.

    Pour répondre au vif du sujet de ton commentaire, dans un sens je partage ton opinion : les RPG qui fleurissent maintenant sont assez peu originaux et c’est notamment vrai pour les RPG de science-fiction qui reprennent bien souvent des séries/films ultra-connus pour pouvoir attirer des joueurs.
    Toutefois en cherchant un peu on peut aussi trouver des RPG originaux, donc non, ils ne sont pas tous morts. Par contre, c’est sûr que ces RPG là ne possèdent pas de grosses communautés et on du mal à se maintenir en général. Donc oui, on en revient au fait que si un RPG n’est pas « formaté » (autant côté contexte que côté apparence, etc), il ne fait pas un carton.
    Après, je pense qu’il faut quand même garder plusieurs choses à l’esprit : déjà, il faut de tout pour faire un monde et toute sorte de RPG pour satisfaire tous les goûts (et donc même des contextes réalistes simples, etc). Ensuite, tout le monde n’a pas la même vision du RPG : pour certains, comme toi, c’est l’écriture qui prime (avec un travail sur le texte, etc), pour d’autres c’est le fait de pouvoir jouer et faire évoluer son personnage sans forcément faire un roman (donc des posts parfois courts, pas forcément les plus littéraires, etc). Et là encore, il en faut pour tout le monde ! Tant que chacun s’amuse et y trouve son compte, je pense que le RPG c’est ça : s’évader à sa façon, quelle qu’elle soit.

    Ceci dit, je te rejoins sur le fait que la plupart des RPG actuels misent tout sur l’apparence au détriment du reste, ce qui met à l’écart des RPG « moins beaux » visuellement alors que tout autant, voire plus, intéressants.
    Je trouve aussi qu’il y a une certaine pression maintenant sur les joueurs : il faut écrire minimum X lignes, poster minimum X rp par mois, voire par semaine, etc… c’est dommage. Car même si je comprends que de telles contraintes garantissent l’activité d’un RPG, on s’éloigne du but premier qui est de s’amuser.

    Voilà, je m’arrête ici et je t’invite à rejoindre la communauté des rôlistes sur le réseau social si le cœur t’en dit (et pour continuer cette discussion aussi ^^).

  15. Morkeoth dit :

    Très très bon article.
    Sur le sujet d’ailleurs, je m’y suis retrouver completement.
    J’ai commencer un jeu de rôle S-F Space-op, j’ai jamais eu plus de 5 membres actif (et 3 d’entre eux sont des amis IRL) et depuis un bout de temps maintenant plus personne n’y est actif du tout, même moi j’ai abandonné. ^^’

    Un autre de mes jeux était, lui, un jeu de rôle Med-Fan et a plutôt bien fonctionné. (Jusqu’à désertion)

    C’est dommage d’avoir peur de la science, car même si on doit mettre un peu d’explication dans un RP, on ne demande pas à ce que le joueur nous donne les équations qui vont avec par MP pour validation non plus xDD

  16. Mad Mad dit :

    Hello Morkeoth (et bonne année) !

    Merci d’avoir lu l’article et contente qu’il t’ait plu. 🙂

    C’est vrai que c’est assez difficile de ramener des membres sur les RPG de SF. Surtout s’ils ne sont pas des dérivés d’œuvres ultra-connues. C’est pareil sur mon forum RPG, on est une petite communauté, on l’a toujours été, et les premiers joueurs étaient des amis rôlistes. Mais ça va, je n’ai pas à me plaindre vu qu’il ne marche pas si mal pour un contexte de SF. x)
    C’était quoi ton jeu de rôle ? Si je peux demander.

    Mais oui, c’est super dommage cette peur de la science-fiction et je pense que certains rpgistes se privent de contextes qui les intéressent juste parce qu’ils ont une fausse image des RPG de SF. Alors que, comme tu le dis, personne ne demande des équations, ni même de placer du vocabulaire spécifique en fin de compte. Il est tout à fait possible de rp sans décrire le fonctionnement de telle ou telle technologie par exemple.
    M’enfin bon, c’est en expliquant tout ça justement que la vision de la SF peut changer. 🙂

  17. SBahamut dit :

    Hello,

    Alors je ne vais pas me lancer dans le débat sur Frankestein pour savoir quels genres il englobe (car oui, une œuvre n’est que rarement d’un seul genre mais en mélange souvent plusieurs).

    La SF a effectivement moins bonne visibilité que d’autres genres comme la Fantasy, plus populaire, ou les univers contemporains, plus facile à prendre en main.

    Il faut rappeler que la SF (tout comme la Fantasy) décrit avant tout un genre au sens large, qui lui même peut ensuite se développer en plusieurs catégories un peu plus précises (space-opéra, post-apo, futur d’anticipation, etc.), elle est donc d’une grande richesse.

    Je l’ai moi-même vu, quand on commence à créer un forum de SF, il faut s’accrocher car le premier truc à faire, c’est de lui donner une cohérence, ce n’est jamais vraiment facile, surtout pour des gens qui ont peut de ne pas s’y connaitre assez pour faire quelque chose de bien. Surtout que la cohérence de l’univers est indispensable, comme dit l’adage « si on croit à ton univers, on croit à ton histoire ». Après, il faut aussi que les joueurs jouent le jeu, j’ai moi-même du reprendre plusieurs fois des joueurs qui me sortaient des « pistolaser » alors que dans mon univers, les armes personnelles étaient électromagnétique et la technologie laser pas encore miniaturisée en dessous d’un canon de tank.

    Cependant, il ne faut pas avoir peur de se lancer, je vais donner un autre exemple, celui du jdr sur table Metal Adventure, un jeu de pirate de l’espace, très sympa et pourtant, il a été écrit par un littéraire et non un scientifique, son jeu est bourré de « fuck à la science » mais son univers est cohérent et donc prenant, on s’y attache sans soucis.

    Dans un autre registre, ce qu’il ne faut pas non plus oublier, c’est l’actuelle communauté, au sens très large qui constitue les forum RP. Si on regarde ces derniers dans leurs ensembles, au jour d’aujourd’hui, je pose moi le constat suivant : la grande majorité des forums sont simples avec des thèmes précis et rapide, city, académie, maître-esclave-hybride (bon dans le tas certains se démarquent du lot avec la volonté de proposer quelque chose de construit), des forums reprenant simplement un univers existant et souvent populaire (dans la lignée de la fanfiction mais ici à plusieurs), quand on ne tombe pas carrément dans le bourbier des forum à univers prétextes pour simplement faire de la fesse pas chère.
    De nos jours, la majorité des rolistes forum cherchent le simple, le ludique immédiat, le rapide et simple, un peu comme ces gens qui se prétendent de grands lecteurs alors qu’ils ne font que lire des romans de gare harlequin.

    Créer un univers SF nécessite forcément de créer un forum complexe, avec un univers étendu qui détaille certaines choses. Je l’ai fait personnellement, j’avais fondé un forum mélangeant de la SF et de l’Heroic-Fantasy, l’Arche de Sorëan, il a marché quatre ans, justement parce qu’on a bossé pour le garder ultra-cohérent mais cela a nécessité de toujours plus le complexifier et au final, c’est cette complexité qui l’a, paradoxalement, coulé, les nouveaux joueurs n’étant pas prêts pour toute cette lecture.

    Bref, la SF est un univers riche, injustement méconnu qui mériterait plus d’attention. A ceux qui veulent se lancer dans de tels projets, voici ce que je dirais : Foncez ! Faites découvrir ce genre mais assurez d’une communauté de départ avant toute chose, cherchez les joueurs intéressés parmi vos connaissance.

    D’ailleurs, il est peut-être possible de créer une petite communauté SF grâce à Infinite^^

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 
Abonne-toi à la newsletter d'infinite RPG

Partenaires

  • Les Chutes de Rozan
  • Draftquest
  • Chercher un Avatar WTF
  • Adie – Créajeunes
  • Pub RPG Design
  • Chroniques d'une RPGiste
  • Eternal Lust
  • Destination Hogwarts
  • Obsession 27
  • GraphicObsession
  • Sawen
  • Mademoiselle Cordelia
  • Opale Rôliste
  • Entrance Icons
  • Le Blog du RPG
  • Kerlaft le rôliste
  • Roleplay And Sarcasm
  • Labo de l'Edition
  • L'Ivre Book
  • Akilajo Graphic
Voir tous nos partenaires | Devenir partenaires

“A ce moment-là, je jure que nous étions l'infini.”

Le monde de Charlie, Stephen Chbosky