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Les gagnants du concours Saint-Valentin 2015

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Bonjour ! Le mois dernier, nous avons organisé un concours d’écriture RP Saint-Valentin sur notre page Facebook.

coeur-infinite-rpg

 

Le concours d’écriture RP Saint-Valentin 2015

Le thème ? La rencontre amoureuse ! Les participants devaient écrire sur l’événement Facebook du concours un texte « roleplay » mettant en scène un personnage qui rencontre l’amour.

Contexte

 

Les rôlistes participants devaient aussi remplir une feuille du personnage qu’ils comptaient interpréter pendant le concours.

ID Infinite

Après les Infinite RPG Awards et avec les vacances, l’animation s’est quelque peu essoufflée et n’a pas rencontré le succès attendu.

Les textes des participants

Toutefois, nous tenions à remercier les quatre rôlistes Amandine, Ondine, Océane et Onalie pour leurs participations et leurs supers textes que vous pouvez lire ci-bas !

Au final, nous avons deux gagnantes : Ondine et Amandine, qui ont toutes deux respecté les conditions du concours et obtenu des likes sur leurs publications.  Bravo à vous deux :).

1er prix du concours d’écriture RP Saint-Valentin : Ondine

1er prix Concours Saint-Valentin

1er prix Concours Saint-Valentin

 

Son personnage :

Prénom : Laetitia
Nom : Odiet
Age : 19 ans
Nationalité : Française

Biographie :

Laetitia Odiet est l’aînée d’une famille de trois enfants, issue d’un milieu social plutôt défavorisé. Ses parents travaillant beaucoup, elle doit souvent s’occuper de ses deux jeunes frères et de tout ce qui concerne les tâches ménagères de leur appartement. Cependant, sa personnalité ne colle pas du tout avec le monde dans lequel elle évolue. Passionnée, idéaliste, très cultivée, elle rêve de s’évader, de voyager, très loin, de vivre au milieu de ses chimères littéraires. Elle tente de s’échapper autant qu’elle le peut de ce milieu qui la tire vers le bas. Elle a eu la chance de tomber très jeune dans la littérature et le théâtre, qui lui ont offert une sorte d’autre monde, un idéal auquel aspirer. Elle est donc très critique envers la société, et même si son visage affiche toujours un calme presque inquiétant, en réalité, son sang bout constamment dans ses veines. Ses passions, doublées de sa tendance à trop exiger des autres, ont fait d’elle une personne terriblement solitaire, voire asociale, à cause des nombreuses déceptions qu’elle a vécues. Pourtant, les gens l’apprécient car elle ne laisse rien paraître de ses états d’âme.

Anecdotes :

  • Elle adore la littérature, surtout le théâtre.
  • Lorsqu’elle est seule, elle a tendance à se prendre pour certains personnages dramatiques, sans doute à cause de son goût pour la tragédie, le mélodrame, et la déclamation.
  • Son image auprès des habitants de son quartier est ambiguë : elle est à la fois considérée comme une jeune fille charmante et serviable, et comme un drôle d’oiseau hors du monde.
  • Elle est très, très gauche et maladroite, et si elle peut tomber, se cogner, ou dire un truc idiot, elle le fera sans aucun doute. L’incarnation de la Loi de Murphy, c’est elle.
  • Le nom qu’elle porte a sans doute joué dans sa destinée, car elle est le parfait opposé de sa signification étymologique, même si de manière générale, les gens pensent que son prénom lui va bien.

Son texte :

Ah ! Comme ça m’écoeure cette ambiance pseudo-romantique ! Les énormes cœurs rouges pour sentiments en carton-pâte, les chocolats sucrés dégoulinants de liqueur au philtre d’amour aphrodisiaque, les cartes mielleuses pour poètes du dimanche, et toutes ces publicités ridicules qui pompent l’argent des amants un peu niais comme Nosferatu boirait le sang d’un diabétique traumatisé par cette fête débile… Beurk ! La Saint-Valentin ! C’est bien une fête commerciale pour abrutis lobotomisés, ça… Comme si on avait besoin d’une date pour célébrer l’amour ! Ah, pour sûr, elles ont compris le système, nos grandes firmes internationales ! Puisque les gens ne savent plus communiquer, puisque les maris trompent leurs femmes à longueur de journée – ou l’inverse –, puisqu’on a annihilé les sentiments des citoyens au profit d’une vie réglée entre le travail et la télé, bien ! donnons-leur un jour où se souvenir qu’ils sont censés avoir un cœur…. Pfff !
S’il n’y tenait qu’à moi, je resterais enfermée dans ma chambre toute la semaine pour ne pas salir mon esprit avec cette bouillasse immonde…. Mais je n’ai pas le choix, il me faut bien continuer à vivre…

A force d’avoir sous les yeux tous ces bibelots disproportionnés, je ne sais même plus ce que je viens chercher dans cette rue commerçante. C’est bien ma veine… J’imagine que je vais encore traîner le long des trottoirs noirs de monde pour me souvenir de l’objet de ma sortie… Triste journée…
Tandis que j’erre le long de cette vieille ruelle pavée, je remarque un attroupement de gens, dans un petit renfoncement de la chaussée. Je distingue une voix, très théâtrale, qui émane du centre de ce regroupement, mais je ne parviens pas à comprendre ce qu’elle raconte. Sans doute encore un spectacle de rue pour amoureux transis… Mais quitte à avoir perdu ma journée, autant aller voir ce dont il s’agit. Peut-être cela réveillera-t-il un peu ma mémoire assommée, qui sait ? Allez, tentons de nous approcher un peu…

« … ou ne pas être ?… »

Eh, mais… Ce ne serait pas le célèbre monologue de Hamlet, ça ? Un prince fou dont l’amoureuse se noie de désespoir, joli choix pour un tel jour… Peut-être que ça vaut la peine, finalement.
Avec difficulté, je réussis enfin à me frayer un chemin dans la foule pour accéder au premier rang.

Un frisson me parcourt l’échine. Mon sang se glace un instant, puis se met à battre dans mes tempes à une cadence incroyable. Surprise totale. Le tonnerre s’est comme abattu sur ma tête. Je suis paralysée. Qu’est-ce qui m’arrive ?
L’image que j’ai devant les yeux est sans aucun doute la plus belle du monde. Un jeune homme, un comédien, un saltimbanque, même, d’une trentaine d’année tout au plus, se tient là, devant la foule, et déclame son texte avec une mélancolie douloureuse. Sa silhouette fine, parfaitement mise en valeur par un costume sombre très ajusté reflète toute la noblesse que l’on pourrait attendre du malheureux prince du Danemark. Un port de tête altier met en valeur son cou blanc et souple, délicatement encadré par ses boucles blondes comme des fils d’or. Et pour couronner cette vision sublime, des traits d’une finesse extrême. L’expression si triste de ce visage angélique met parfaitement en relief ses lèvres fines et rosées surmontées d’un fin nez aquilin, et, sous son large front pâle, se perdent dans le vide deux grands yeux bleus comme l’azur.
Mon cœur palpite. Jamais encore je n’avais pu observer pareil spectacle. Son long manteau rouge virevolte autour de ses folles envolées shakespeariennes, la fureur semble à présent couler dans ses veines, et il traverse à grandes enjambées le maigre espace laissé libre par les passants. La rapidité agile et noble de tous ses mouvements le fait ressembler à un oiseau. Le soleil se reflète dans sa chevelure folle comme si elle était de feu. Emporté par un flot de paroles magnifiques, il ne me voit pas. Pourtant je sens mon cœur s’envoler à ses côtés. J’ai l’impression d’être le pauvre Frollo, amoureux fou de son Esmeralda, inaccessible cependant à un homme de sa condition. J’ai l’impression d’être Ophelia, triste amante délaissée, et c’est comme si toute l’eau de la rivière s’engouffrait dans mes poumons pour me faire suffoquer.
Toute mon âme se perd dans chacun des mots de Hamlet. La scène qu’il déclame, je la connais par cœur. J’ai chaque son au bout de la langue, je les murmure comme une prière, comme une incantation. Je suis suspendue aux lèvres de ce prince saltimbanque. Sa voix berce mon cœur comme une mélodie enfantine et grave.

Soudain, il tourne la tête dans ma direction. Son grand regard bleu me transperce jusqu’au fond de l’âme. Ma tête tourne, je chancelle. Il fait chaud, et j’angoisse. Il peut tout voir à l’intérieur de moi. Je me sens mise à nue par ce regard de glace. Le temps s’est figé un instant, puis il a repris son cours, insensible. Hamlet continue son monologue.
Je voudrais lui parler. Je voudrais savoir qui il est, d’où il vient, je voudrais toucher ses boucles parfaites, caresser sa peau pâle et lisse comme celle d’un enfant, pour m’assurer qu’il n’est pas un mirage, mais qu’il existe réellement, substantiellement. Je voudrais me blottir dans ses bras, sentir sa poitrine se soulever au rythme de sa respiration quand sa passion l’emporte dans des tirades exaltées. Mais la paralysie ne cesse pas, et comme seule réponse à mes désirs, je n’entends que les malheureuses et pourtant justes paroles d’un prince :

« Ainsi, la Conscience fait de nous tous des lâches !
Ainsi, les couleurs natives de la Résolution toutes blêmissent sous les pâles reflets de la Pensée… »

Triste Sire. Ô combien vrais sonnent tes mots à mes oreilles. Tu ne me connaîtras jamais. Si seulement je pouvais oser… Mais je reste là, immobile, figée. Mon coeur battant à se rompre, le sang brûlant dans mes veines à m’en donner le vertige, et pourtant, je me sens bien, comme apaisée, contente. Mes peines se sont envolées vers le ciel avec tes mots, Hamlet…
Ma mémoire tout à coup fredonne une chanson, un vieil air que j’écoutais lorsque j’étais enfant. Un poème. Il me semble que je viens d’en comprendre le sens…
« Mon bel amour, mon cher amour, ma déchirure,
Je te porte dans moi, comme un oiseau blessé… »

Mais hélas, je n’ai guère le temps de me souvenir de la suite de cet air magnifique. La musique cesse. Le monde se fige à nouveau, et c’est le silence qui s’abat comme une chape de plomb dans cette ruelle étroite lorsque Hamlet prononce son dernier vers :

« La belle Ophélia, nymphe, en tes oraisons,
Souviens-toi de tous mes pêchés… »

La suite, je la connais par coeur. Et je refuse que la si belle prestation de ce noble prince s’arrête ici, non, vraiment, c’est hors de question ! Je crois que je réagis comme par réflexe. Il me semble que les mots fusent de ma bouche sans que je puisse les retenir, sans réfléchir :
« Mon honoré seigneur, comment se porte votre honneur ? »
Réponds-moi Hamlet. Je vais jouer avec toi cette ultime scène que j’ai tant répétée toutes ces années. Il est temps pour moi de sortir des livres et de déclamer face à tous, face à toi, ces mots qui s’inscrivent dans mon esprit comme des lettres de feu. Ce n’est pas l’heure des adieux. J’enchaîne :
« Monseigneur, j’ai de vous des souvenirs que, depuis longtemps, il me tarde de vous restituer… »
Les mots se bousculent dans ma tête. Je me sens troublée à l’idée de jouer l’amante éplorée devant ce saltimbanque prodige. J’en ai presque les larmes aux yeux.
Encore, encore. Continuer. Ne jamais s’arrêter. Ne jamais renoncer. Je suis dans un rêve.

Je ne sais pas combien de temps s’écoule dans cette ambiance merveilleuse… Les scènes me semblent s’enchaîner à une allure incroyable.
Je suis dans un rêve… Mais d’un coup il se brise. Il s’échappe. Mon esprit embrumé s’écrase sur le sol lorsqu’une épaule frappe la mienne. On me bouscule, la masse se dissout. Je regarde autour de moi.
Hamlet n’est plus là. Où est-il donc passé ? Pourquoi est-il parti ? Mes yeux éperdus le cherchent dans la foule. Je me noie dans le vide : Hamlet a disparu.
Je refuse encore d’y croire… est-il possible que cette scène, je me la sois jouée moi-même ? Je ne suis pas Ophelia, je ne l’ai jamais été. Je n’ai pas eu la force, pas eu le courage. Les mots n’ont jamais franchi la barrière de ma bouche. Je n’ai pas joué.

Mon monde s’écroule face à une telle réalité. Oh, Hamlet, Hamlet !
« Si j’avais eu à moi le temps… […]
Oh, tout ce que j’aurais eu à vous dire ! »
Je me sens seule et triste, amante abandonnée.
Et puisqu’il est trop tard… Je deviens Ophelia.
« La plus rejetée des femmes, et la plus misérable… »
Et tout s’est envolé.

Au loin, la couleur du soleil blêmit à l’horizon. Les rues se vident progressivement tandis que je reste immobile avec les brumes d’une remembrance encore vivace. Dans les vitrines, les gros coeurs rouges et les bonbons mielleux me narguent de leur niaiserie affolante. Eux, au moins, ne sont pas un mirage, mais plus que jamais, ils me semblent hypocrites et répugnants à vomir. Le vent souffle, j’ai froid. Aux filets glacés que je sens sur mes joues, je devine que je pleure. Les larmes coulent malgré moi comme au réveil d’un rêve un peu trop idéal, et elles brouillent ma vue au coucher du soleil.
Ah, comme je déteste la Saint-Valentin !

1er prix du concours d’écriture RP Saint-Valentin : Amandine

 

1er prix Concours Saint-Valentin

1er prix Concours Saint-Valentin

Son personnage :

|| Personnage tiré de la série FRINGE.

Nom : Dunham
Prénom : Olivia
Nationalité : Américaine
Age : 28 ans

Mini bio’ :

Au départ, Olivia est un agent du FBI dont les locaux sont situés à Boston. Lors d’une mission, John – son amant et collègue de travail – fit partie des victimes. Elle fit son possible pour le sauver, en vain. Cette affaire l’ammena à faire la rencontre de Walter Bishop ; un scientifique interné depuis 17 ans dans un Hopital Psychiatrique suite à un accident dans son laboratoire ; et de son fils Peter ; un jeune homme instable, marginal et nomade qui change de pays et de métiers régulièrement, escroquant, volant, mentant pour arriver à ses fins. Elle fit sortir le premier de l’hopital en faisant du chantage au second… qui n’avait pas la moindre envie de revoir son paternel. Par la suite, on lui proposa de faire partie de la section spéciale du FBI, aussi nommée Fringe Division. Elle enquête alors sur les phénomènes paranormaux et les dérives scientifiques ayant lieux aux Etats-Unis, accompagnée entre autres de Walter et de Peter. Le trio, au départ très distant, en désaccord, va finir par se rapprocher et apprendre à s’apprécier.

Anecdotes :

  • Enfant, Olivia a déjà rencontré Peter et Walter, elle ne s’en souvient pas.
  • Walter aime les pancakes aux myrtilles.
  • Olivia fut très touchée par la mort de John, qu’elle aimait profondément.
  • Cela fait aujourd’hui presque un an qu’elle travaille à la Fringe Division.
  • Walter aime cuisiner, nu. (t oui, j’aime mettre des trucs HORS SUJET !)

Son texte :

|| Univers et personnages inspirés de la série Fringe.

Que lui est-il passé par la tête, ce soir, en se disant que sortir faire un footing lui ferait du bien ? C’était la Saint Valentin bon sang ! Les rues, les vitrines, les passants : tout portait sur la fête du jour. Et quelle fête ? C’était totalement ridicule. Ses écouteurs plantés dans ses oreilles, Olivia courait encore et encore, s’écartant des magasins pour prendre la direction du parc. Elle ne voulait pas y penser, mais voilà que les images s’immisèrent dans son esprit sans lui demander la permission. Les méchantes. Ses yeux s’embuèrent, elle accéléra le rythme, les larmes apparurent aux coins de ses yeux, elle accéléra encore. Puis elle s’arrêta soudain, haletant. Elle n’en pouvait plus et fondit en larmes. « Soit forte. » Lui avait-on souvent répété durant son enfance. Mais il y a des moments ou l’on ne peux plus. Alors la jeune femme s’accroupi sur le bord du chemin : sans s’en apercevoir elle avait atteint le parc. Là, elle arrêta de lutter, elle laissa ses pensées l’envahir et les larmes sortir autant qu’elles le souhaitaient. Les yeux à présent clos, elle revivait ses souvenirs comme si elle y était.

Un an auparavant, son amant, John, l’avait emmené dans un restaurant Italien pour la Saint Valentin. La soirée avait été parfaite, et la nuit également. Après le dîner, il l’avait emmené dans un hôtel 4 étoiles dans laquelle il avait fait monter des roses, un grand nombre de roses éparpillées de partout. Romantique à souhait. Elle était aux anges. Ce fut bien l’une des seules nuits ou ils ne furent pas dérangés par le travail d’ailleurs, ils en avaient longuement profité. Mais toute bonne chose à une fin, et aujourd’hui, un an après cette soirée, il l’avait trahie, il était décédé, et la voilà en train de pleurer, accroupie par terre, se demandant si un jour il l’avait vraiment aimé. « Allez, courage. » Se dit-elle intérieurement avant d’essuyer ses larmes. « C’est finit tout ça, tout à changé, en seulement un an. » La voilà qui se relevait. Olivia respira un bon coup, refit sa queue de cheval, ouvrit grand les yeux et recommença à courir. Maintenant c’est cela qu’elle oubliait au fur et à mesure que ses foulées l’amenaient à l’autre bout du parc, et ça lui faisait le plus grand bien.

Un quart d’heure, une demi-heure ou une heure plus tard, je n’ai pas chronométré, elle avait totalement oublié le passé. Son esprit était totalement concentré sur l’affaire en cours, au travail. Agent du FBI, ce n’était pas le job le plus facile du monde, il fallait être disponible 24h sur 24 car à tout moment le téléphone pouvait se mettre à sonner. Ce n’était pas simplement un moyen de gagner de l’argent, c’était toute sa vie. Et à ce niveau, il faut aimer son travail, elle l’aimait. Je ne vais pas commencer à parler du charabia de l’enquête actuelle pour la simple et bonne raison que se serait du chinois pour vous, lecteur. Puis ce n’est pas vraiment le thème de la soirée. Peut-être que vous vous demandez comment nous allons faire pour y arriver ? La réponse s’imposera à vous bien assez tôt.

Une fois le parc traversé, la réalité de la fête fit son dur retour, mais Olivia n’y prêta pas attention, elle avait réussit à se détacher assez de cela pour passer outre. Les vitrines, les fleurs, les couples et tout le reste : elle s’en fichait, seule son affaire comptait. Mais enfouie tout au fond d’elle, n’y avait-il pas quelque chose ? Quelque chose de très bien caché, si bien qu’elle même l’ignorait encore, ou faisait semblant de l’ignorer. Il y a cependant un moment ou on ne peux plus faire semblant, et cet instant était arrivé.

La réalité s’imposa au moment ou, parmi la « foule » présente dans la rue, elle l’aperçu, arrivant face à elle. Peter. Ses jambes s’arrêtèrent soudain et un passant derrière elle failli la bousculer, elle ne le remarqua pas. La jeune femme fixa son collègue, son ami, les yeux écarquillés et surpris, un peu perdue. L’affaire en cours était loin derrière elle, à présent tout ce qui comptait c’était le jeune homme face à elle : des souvenirs de leur année passée ensemble surgirent en vrac, dans son esprit. N’était-ce pas flagrant… Qu’ils s’appréciaient davantage qu’ils ne le pensaient ? Et bien visiblement jusqu’à ces trois dernières secondes : non. Mais maintenant, elle ne voyait plus que ça, comme si on venait soudain de lui ouvrir les yeux. Elle comprit alors qu’elle était passée à autre chose, que John resterait à jamais dans ses souvenirs, mais qu’à présent, celui qu’elle aimait, c’était Peter.

Elle ne savait d’ailleurs plus ce qu’il se passait autour d’elle, une bombe aurait put exploser sans qu’elle ne le remarque. Elle ne voyait que ses yeux… Ils étaient magnifiques. Mais ne s’étaient-ils pas rapprochés depuis tout à l’heure ? Je ne me souviens pas avoir activé le zoom… ! Elle se retrouva tout à coups dans la rue, les bruits alentours parvinrent à ses oreilles : il lui manquait un écouteur, pourquoi ?

– Olivia ? Tu vas bien ?

Demanda Peter, les traits de son visage montraient une légère inquiètude. Sans attendre elle enleva l’autre écouteur de son oreille et voulu lui sourire pour le rassurer. Elle ne réussit pas tout de suite, déboussolée.

– Je… heu… Oui ! Tout va très bien ! Mais toi, qu’est-ce que tu fais là ? Walter et toi ne deviez pas faire des pancakes ce soir ?

Et voilà, il faut juste le temps de faire chauffer le moteur : une fois en route, tout roule. Olivia avait réussit à se reprendre, à cacher ses sentiments, comme d’habitude. N’était-elle pourtant pas jalouse qu’il soit sortit, seul visiblement ? Avait-il un rendez-vous secret ? Devenait-elle paranoïaque ?

– Et bien, tu vas rire mais…
– On n’avait plus de myrtilles. Oh Olivia, comme je suis content de vous voir ! Vous êtes certaine de ne pas vouloir vous joindre à nous ? Promis, je garderais mes vêtements cette fois…

Oh ! Walter ! Elle ne l’avait même pas vu. D’un côté la voilà soudain soulagée, d’un autre la voilà embêtée de ne pas pouvoir être seule avec Peter. Olivia appréciait beaucoup Walter mais… Il était parfois bien trop présent. Son regard à présent posé sur ce dernier, elle lui adressa un fin sourire forcé et gêné.

– Ah, je vois. Désolé Walter, une prochaine fois ce serait avec plaisir, il faut que je rentre. Passez une bonne soirée.

Et la voilà déjà repartie en sens inverse après avoir jeté un dernier regard à Peter. Elle les planta ainsi sur place, sans leur laisser le temps de pouvoir répliquer. Pourquoi avait-elle fait cela ? Pour pouvoir réfléchir, je suppose. Il faudra qu’elle parle à Peter, mais encore fallait-il trouver le bon moment… Ce n’était pas gagné. Ce jour finira par arriver, n’en doutez pas, mais il ne faut pas espérer qu’elle se confie dans la minute, elle n’est pas ainsi, très loin de là.

Participation : Onalie

Son texte (pas de feuille personnage rempli) :

Tout a commencée il y a longtemps… Je me souvient de ces événement comme s’il venait tout juste de ce produire… J’étais à l’école et la… J’ai posée mes yeux sur lui… Il pleurait et je pouvait remarquée avec frayeur qu’il avait des traces de coups sur lui… Au même instant un garçon est arrivée, lui a craché dessus puis est repartit rigolé avec ses amis… je n’arrivait pas à le croire alors j’ai courut vers ce jeune homme et avec un petit sourire je lui est dit « bonjour ! ». Il m’as regardée et m’a sourie ! Depuis ce jour là, nous sommes devenus inséparable !!
Les années ont passée et nous avons grandit ensemble ! J’étais heureuse d’avoir un ami comme lui !!
Je savais que j’avais une maladie grave mais je le caché a tout le monde et je modifiais mes larmes en sourire ! Je n’aurait pas dut et je le sais. Nous sommes partis en vacance ensemble en montagne non pas pour le ski ni pour la luge… Mais pour s’amuser !!
Mais je n’aurait pas dut… nous jouions ensemble et soudain je vue un flache puis je m’écroulais… Voici… Mon heure… Ma fin… Ma mort…

Pourtant je le sans encore, je le voie encore, je l’entand encore. Lui ne me voie plus, ne m’entand plus… Maintenant je le suis partout. Je souffre de le voir pleuré en retournant chaque années sur les lieu ou je suis partie… Je veut juste qu’il m’entende !! qu’il sache que je le voie et que je vais bien !!!!! POURQUOI JE N’Y ARRIVE PAS A LUI PARLE !!!?
ESQUE JE SUIS CONDAMNEE A RESTEE AINSI ?!!
non……… Je refuse…….. Je préfaire encore partire et l’attendre…. mais je n’y arrive pas….. je ne peut pas….. je tient trop à lui…..

Participation : Océane

Feuille de personnage (sans texte RP) :

Prénom : Lullaby
Nom : Hitomi
Nationalité : Japonaise
Âge : 17 ans
Anecdotes :

  • Son truc, c’est les défis idiots, le basket, et la danse. Contemporaine, classique, hip hop, elle s’arrange un peu sur tout.
  • Elle porte un nom anglophone, à cause des fantaisies de sa mère qui est une dingue de culture étrangère.
  • Elle est la fille d’une famille de bourges mais, en fait, elle s’en fout et se paye un p’tit appart modeste au centre ville alors qu’à une heure de route de là ses parents ont une big maisons dont Lullaby ne connait même pas toutes les pièces tellement il y en a.
  • Elle travaille dans une animalerie en dehors des cours.
  • Elle n’a pas l’habitude de se prendre la tête pour rien, elle vit plutôt au jour le jour et ne se soucie plus en rien du regard des autres.

Mini-Biographie :

Elle est née un 29 janvier, en plein jour de neige, seconde enfant après un garçon, d’une famille aisée. Elle n’a pas eu de soucis particuliers en grandissant, élève appliquée et douée. Très tôt, elle a commencé la danse, participant souvent à des galas, et des compétitions.
Cependant au collège, elle rencontre une fille, Izuko, qui commence à lui mener la vie dure, sous prétexte que Lullaby paraît trop coincée, trop gamine. Elle devient le souffre-douleur du collège, mais ne laisse rien paraître. Jusqu’à ce que celle qui a mené tout ça se retrouve elle aussi attaquée, pour des histoires de garçons. Et, un jour où Izuko se fait frapper par ses anciennes « amies », Lullaby s’interpose. De là, elles sympathisent et finissent par devenir meilleures amies.
Les deux commencent le basket en même temps, Lullaby pour suivre l’exemple de son frère et Izuko pour suivre Lullaby, qui fait des progrès à une vitesse fulgurante. Elle décide alors d’intégrer, au lycée, l’une des écoles qui possèdent une des équipes de basket les plus prestigieuses du Japon.
Cependant, peu après ses 17 ans, Izuko et elle sont victimes d’un accident de voiture. Izuko perd la vie, et Lullaby se retrouve avec une faiblesse et une douleur quasi permanente à la hanche.
Malgré le poids de ses blessures, physiques comme psychologique, Lullaby décide de poursuivre ses activités, et de prendre un appartement à elle en centre-ville. Elle continue le basket, se donnant à fond malgré la douleur parfois insupportable, elle continue la danse et valse entre ses passions et son petit boulot, délaissant quelques peu les cours.
Et puis, elle le rencontre. Lui, Hirofumi, qui, à coup de défis stupides, la remet peu à peu sur le droit chemin. Il est son camarade d’idioties, son confident, son meilleur ami… et peut-être plus ?

 
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moodytryme (108 articles)

Caroline Viphakone, alias @moodytryme sur le web, est graphiste et webdesigner. Elle raffole des séries TV dramatiques, comédies, ou policières, et est une grande nostalgique de Harry Potter. Sinon, c'est une vraie pandamaniac ! Site web : https://www.studio-infinite.fr/

 
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3 réponses à “Les gagnants du concours Saint-Valentin 2015”

  1. Avatar Océane dit :

    Rah, j’ai vraiment pas eu le temps de poster le RP que je voulais faire, c’est dommage. Mais bravo aux deux gagnantes ♥

  2. darkbaron darkbaron dit :

    Bravo aux participantes !

    Je vois qu’aucun gars n’a daigné y participer… Honte à vous, jeunes hommes ! Hooonte à vous !

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