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Concours d’écriture Saint-Valentin !

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love-philadelphie

Bonjour les rôlistes !

Pour ce week-end spécial Saint-Valentin, on voulait vous proposer un concours d’écriture ! A la clé : un wallpaper personnalisé fait par mes soins (Un exemple de mon style fanart) ! Si le principe du concours vous plaît, nous pourrons renouveler l’expérience dans l’année ;).

Le thème du concours d’écriture Saint-Valentin

14 février. Date maudite par les célibataires endurcis, date servant de prétexte à s’offrir de multiples cadeaux pour les couples. Fête commerciale pour les uns, fête de l’amour pour les autres. Les Américains se disputent les billets doux envoyés par de mystérieux prétendants, tandis que les Japonaises se pressent de finir leurs chocolats en forme de cœur. Les martyrs qu’étaient à la base ces soit-disant défenseurs de l’amour, les Valentin, nous lèguent aujourd’hui cette fête de la Saint-Valentin.
Cherchant un moment de répit, votre personnage se retrouve isolé loin de la foule d’amoureux. Imaginez-le en cette journée de célébration. Soudain, votre personnage sort de ses pensées alors que l’élu de son coeur apparait devant lui. L’être aimé s’adresse à lui … et lui avoue ses sentiments.

Comment réagit votre personnage face à cette déclaration d’amour ? Que pense-t-il de la Saint-Valentin ?

Les règles

  • Participations soumises par commentaires avant le dimanche 16 février à 19 heures.
  • 300 mots minimum 1000 mots maximum

Reprenez le personnage que vous interprétez sur un jeu de rôle ou un personnage simplement tiré de votre imagination, recréez l’univers dans lequel il interagit, et tentez de décrire sa réaction face à la situation.

Le délai est plutôt court, 2 jours 🙂 ! Je rappelle le cadeau : un wallpaper personnalisé sur le thème de votre choix !

Bonne chance, et surtout bonne inspiration ;).

Les candidats

Merci à tous les participants ! On a eu des textes vraiment sympas, avec des points de vue différents sur la fête des amoureux :p. Maintenant, l’heure du vote ;). Vous avez jusqu’au dimanche 23 février pour choisir quel texte vous préférez et désigner le vainqueur !

Les résultats et prix du concours !

yuuki

Je n’ai jamais aimé ce jour-là. Je vois ma sœur se pavaner dans la salle de bains en chantant, je ne sais pas quoi, juste que c’est encore une sempiternelle histoire d’amour. Je termine ma cigarette en l’écrasant avec force contre le cendrier. Je déteste l’amour. Je déteste les humains cupides de ce jour. En fait, je hais Cupidon. Mais ce jeu de mot sonne comme un poids dans mon crâne parce que ça ne changera pas le fait qu’aujourd’hui c’est la Saint Valentin. (pour lire la participation de yuuki au concours Saint-Valentin)

MiaK

Je me levais avec une migraine incroyable. Les yeux plissés, la bouche pâteuse je me dirigeais vers mon armoire de potions. Elle était vide. En râlant, je pris ma baguette et l’agitai dans tout les sens sans articuler la moindre formule. Rien ne vint à moi. En commençant tout juste à émerger, je me rendis compte que je n’étais pas dans mon appartement de Londres mais dans mes quartiers de l’université et qu’il y était désormais impossible de faire de la magie.  (pour lire la participation de MiaK au concours Saint-Valentin)

Bérénice

Elle aime la St Valentin. Elle l’a toujours aimée, cette ambiance rose bonbon, dégoulinant de guimauve, avec ses petits cœurs et ses gamins joufflus qui portent une couche-culotte pour tout vêtement pour une raison tout à fait étrange. (Peut-être sont-ils incontinents?) Ah la St Valentin ! La fête des amoureux. Pour les moins malins toutefois, ceux qui se laissent aller au vice commercial. Mais pas elle ! Ah non, elle c’est la fête du chocolat. La seule période où elle peut acheter suffisamment de chocolat pour faire une crise de foi sans qu’on lui jette le regard dû si-tu-manges-tout-ça-tu-vas-devenir-obèse-et-ne-jamais-trouver-de-maris qui la fait culpabiliser mine de rien. (pour lire la participation de Bérénice au concours Saint-Valentin)

Alice B. Kepburn

Elle tournait sa cuillère dans son bol, plongeant un peu plus ses céréales déjà détrempées dans le lait. 14 février, 09:48. Elle avait toujours détesté la Saint Valentin. Peut-être parce qu’elle n’avait jamais vraiment connu ses parents ensemble, et qu’elle avait toujours craint l’amour, au plus profond d’elle-même. Alors, elle était comme tous les autres célibataires, elle crachait sur le jour des amoureux, en prétextant que c’était trop commercial, que de toute façon, l’amour ça se prouvait tous les jours, pas un seul dans l’année. Que de phrases toutes faites pour échapper à la dure réalité : elle était jalouse de tous ces tourtereaux qui batifolaient certainement dans les rues ou, vu l’heure, dans leur lit. (pour lire la participation de Alice B. Kepburn au concours Saint-Valentin)

Darkjeely

« Ça » brûle.
« Ça » fait mal, si mal.
Quand j’y pense. Ce brasier, là, au fond de moi. Cela fait trop longtemps que je suis là, que je ne fais rien ! Je pense. Encore et encore. J’existe. Ou du moins, je profite malgré moi de mon semblant d’existence. « Ça » me rend malade. Je suis folle, je crois. J’ai cette chose qui brûle, là, dans mon ventre, dans ma tête, dans mon cœur. Comme une sangsue qui m’aspire tout mon fluide vital de l’intérieur. Je ne dors plus, je réfléchis trop pour cela. Et quand j’y parviens, je pense encore à « ça ». J’ai l’impression que je vais exploser. J’ai envie de me cisailler le ventre à coups de poignards, et d’arracher mon enveloppe corporelle afin que mon âme se délivre enfin de cette torture. Tout est si petit, par rapport à « ça » qui est si grand ! (pour lire la participation de Darkjeely au concours Saint-Valentin)

Alicia

L’amour c’est beau. Beau mais compliqué. C’est imprévisible et douloureux mais doux et lumineux. L’amour peut être plein de chose. Il est différent pour chacun. Il peut naître dans un regard, un sourire, dans une poignée de main ou dans un contact brutal. Il peut naître dans une larme, dans un rire. L’amour est partout. Il suffit juste d’y croire et d’ouvrir les yeux. De regarder, d’observer. L’amour permet beaucoup de chose mais il brise des rêves, il tue.
La rue semblait transformée. L’amour avait pris possession des esprits. Il haïssait la Saint-Valentin depuis toujours, mais cette année, elle battait de nombreux records. (pour lire la participation de Alicia  au concours Saint-Valentin)

Ce concours d’écriture est clôt ! Allez voir le nom des gagnants du concours d’écriture Saint-Valentin 2014 et leurs prix !

 
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moodytryme

moodytryme (108 articles)

Caroline Viphakone, alias @moodytryme sur le web, est graphiste et webdesigner. Elle raffole des séries TV dramatiques, comédies, ou policières, et est une grande nostalgique de Harry Potter. Sinon, c'est une vraie pandamaniac ! Site web : https://www.studio-infinite.fr/

 
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13 réponses à “Concours d’écriture Saint-Valentin !”

  1. Avatar yuuki dit :

    Bonsoir :D. Voici déjà ma proposition :D… C’est pas aussi bien que je le voulais mais tant pis. Et il y a 994 mots. A 6 mots près j’en avais 1000 XD

    Je n’ai jamais aimé ce jour-là. Je vois ma sœur se pavaner dans la salle de bains en chantant, je ne sais pas quoi, juste que c’est encore une sempiternelle histoire d’amour. Je termine ma cigarette en l’écrasant avec force contre le cendrier. Je déteste l’amour. Je déteste les humains cupides de ce jour. En fait, je hais Cupidon. Mais ce jeu de mot sonne comme un poids dans mon crâne parce que ça ne changera pas le fait qu’aujourd’hui c’est la Saint Valentin. Ever va se pavaner avec Akito en exposant son ventre contenant le fruit de leur entrailles à elle et à son mec. Je trouve ça d’un idiot. Je préfère me barrer de là, vite, et surtout avant que Siin arrive et fasse, je ne sais quoi, il est capable de tout, l’an dernier, il s’était bien ramené en tutu et nous avait interprété le ballet du lac des cygnes qu’il avait passé la nuit à apprendre. Aucun rapport avec la Saint Valentin ou l’amour, mais Siin n’a jamais rapport avec rien.

    Aaah ! Merde. Comme d’habitude, on est en hiver, donc forcément, dehors, il fait glacial. Bordel, je devrais vraiment me payer une écharpe ! Et voilà, j’ai aussi de la buée sur mes lunettes ! Mais ce n’est pas vrai ! Tout s’enchaine aujourd’hui ou quoi ?! J’aimerais bien que cette journée me foute la paix et me laisse vivre ma vie plutôt que de me rappeler qu’elle existe. L’amour, ça ne me concerne pas. Sauf au lit. Mais comme j’appellerais ça plutôt de la baise, je pense qu’on peut changer de sujet.
    Bon. À gauche, un couple à l’air mièvre et langoureux, qui se regardent avec des yeux doux comme des toutous en chaleur et qui se retiennent comme ils peuvent de se prendre très fort l’un contre l’autre dans le sens sexuel du terme.
    À droite. Encore des couples. Là bas une binoclarde rougissante avec ses chocolats, par là un homme qui semble se les geler, une rose minable à la main, un sourire idiot sur les lèvres.
    Je déteste cette journée. C’est pire que Noël avec les illuminations dans les rues et dans le cœur des gens. Ce n’est pas que je n’en ai pas un, moi, de cœur, c’est juste que voir tous ces gens contents et débiles ça me donne plus envie de rire qu’autre chose.

    Je trouve enfin un coin où je pourrais enfin être seul, tranquille, a me fumer une autre clope dans le froid glacial – j’entends déjà Ever me dire « pléonasme ! » -. La tranquillité. Loin de l’amour et de ses niaiseries que je hais. Je ferme mes yeux profitant de ce vide.

    – Ah ! Tu es là mon chou à la crème ?

    ……Non ce n’est pas vrai, pas lui. J’ouvre les yeux, mais si, ce cinglé de Jian me fait bien face, souriant de toutes ses dents – ce qui n’est pas quelque chose de rassurant –.

    – Je t’ai cherché partouuuuut !
    – A quoi tu joues abruti ?
    – Oooh Day. Quel rabat-joie tu fais ! C’est la fête de l’amour allons.
    – Ce mot, venant de ta bouche, a quelque chose d’effrayant, tu sais.

    Je vois son sourire s’élargir d’une façon que je connais trop bien. Sans vraiment l’avoir caché avant, Jian montre sa vraie face, perfide. Il s’avance vers moi, et son visage est tout près du mien. C’est mon petit ami. C’est vrai. J’allais presque oublier. Mais il l’est pour que je le tienne en laisse, pour que je l’empêche de faire des saloperies partout où il va. Pas par amour.
    Nous ne baisons même pas. Ce malade n’en vaut même pas la peine.

    – Joyeuse Saint-Valentin, mon cœur.
    – Tu me donnes envie de vomir, tu le sais, ça ?
    – Tu n’aimes pas nos petits moments ensemble, mon Dayouchounou ?
    – M’appelle pas comme ça, où je t’écrase la cigarette sur ta pourriture de visage.
    – Je t’aime….
    – Ok, c’est bon, on a compris que t’es un menteur, arrête ça.

    Mais il ne s’arrête pas. Le plus flippant, est qu’il semble sincère, comme s’il m’aimait vraiment… Non, comme s’il aimait vraiment quelqu’un. Il m’enlace avec plus de tendresse que je ne l’en croyais capable, et moi, de mon côté, je me prépare. Ca doit forcément cacher quelque chose. Mais les minutes passent et rien ne se produit. Oh merde. Ce n’est pas vrai. Ce con n’est quand même pas amoureux de moi ?! C’est n’importe quoi ! C’est débile ! C’est comme si un vautour aimait un corbeau !
    Ok, les deux sont des charognards, mais justement ils se collent pas ensemble parce qu’ils sont des enfoirés tous les deux et savent que leur moitié peut les bouffer n’importe quand !
    Je le pousse de toutes mes forces, mais il ne se décolle pas, de la vraie glue. Il commence une tirade des plus horripilants pleins de mots « bleus », Jian est devenu niais !

    À bien y penser, c’est la meilleure Saint Valentin qu’il ne m’est jamais arrivé. Si ce type peut devenir enfin un mec sympa, c’est un miracle. Le miracle de l’amour. Limite, je suis prêt à accepter ses sentiments s’il ne change pas pour ça ! Je crois que je retire ce que j’ai dit sur l’amour et la Saint Valentin… Je ferme mes yeux. Profitant finalement de l’instant. Ce n’est pas si mal que je le pensais, un peu de chaleur humaine venant d’un sociopathe comme Jian.
    Je les rouvre. Je suis dans mon lit. J’entends ma sœur chanter une niaiserie pire que celle d’avant, et je comprends.
    Je hais la Saint Valentin. Je hais l’amour. Et je hais encore plus quand je fais des rêves à la con comme ça.
    L’amour, pour moi, ça n’existe pas, c’est un sentiment d’idiot qui ne produit aucun miracle. Et surtout pas sur un type trop intelligent pour devenir stupide, comme mon « petit ami ».

  2. Avatar MiaK dit :

    Bonsoir!
    Donc ma participation, je suis dans un univers Harry Potter. J’ai fait 976 mots. Et Voilà, bonne lecture!

    Je me levais avec une migraine incroyable. Les yeux plissés, la bouche pâteuse je me dirigeais vers mon armoire de potions. Elle était vide. En râlant, je pris ma baguette et l’agitai dans tout les sens sans articuler la moindre formule. Rien ne vint à moi. En commençant tout juste à émerger, je me rendis compte que je n’étais pas dans mon appartement de Londres mais dans mes quartiers de l’université et qu’il y était désormais impossible de faire de la magie. Complètement assommée par mes maux de tête, je sortis une robe de sorcier et une cape. Je me cognai la tête sur le coin d’une table en cherchant mes bottines. Je me relevai en grommelant. Elles étaient au pied du lit. Je n’étais définitivement pas réveillée…

    Je m’habillai hâtivement et sortis de mes appartements sans fermer la porte derrière moi, ce n’était pas comme si un étudiant allait y rentrer, il n’y avait rien dans ma chambre qui puisse leur être utile pour tricher. Je parcourais l’université les yeux dans le vague, avec des mouvements automatiques. Je croisai quelques étudiants. Ils semblaient soit au summum de la joie, soit au fond du trou, je ne comprenais pas ce qui leur arrivait. Et sincèrement, vu mon état, je m’en fichais totalement.

    Le vent me gifla de sa main glacée dès que je mis un pied dehors. Je trottinai sur le chemin qui menait au portail de l’université. Une fois que le bâtiment fut hors de vue, je transplanai directement dans mon appartement de Londres. Je devrais bien pouvoir y trouver des potions contre la migraine ! Je trifouillais dans tout mes placards, pas moyen de trouver une fiole convenable. Alors des potions contre les furoncle, des potions de sommeil pour les soirs où je n’arrivais pas à dormir, ça, je trouvais, mais une pauvre potion contre le mal de tête, impossible.

    En soupirant, je transplanai dans l’espace prévu pour les transplaneurs au Chaudron Baveur. Je saluai brièvement le barman et sortis dans la petite cour intérieure. Je tapotai les briques et je fus soudain submergée par un océan de rose et de cœur. Je restai ébahie tellement longtemps devant ce spectacle que le mur se referma sous mon nez. Je sortis de nouveau ma baguette de ma manche et me retrouvais de nouveau plongée au cœur d’une foule joyeuse et affreusement bruyante. Je voyais des amoureux à tout les coins de rues, dans les boutiques, aux terrasses des cafés surchargés. Je levai les yeux au ciel et traînai les pieds jusqu’à la boutique de l’apothicaire et potionniste. Même cette boutique était remplie d’ondes guimauvesque. J’eus presque envie de vomir.

    Le temps d’arriver au comptoir, je vis au moins trois couples s’extasier devant des yeux d’anguilles ou des cœurs de crapaud cornus. Je grimaçai, à chacun ses goûts mais là, c’était trop ! Le vendeur m’accueillit avec un sourire las. Il ne batailla pas beaucoup pour me donner la potion miracle que je rêvais de prendre depuis des heures. Il me sourit et je ne pus pas lui renvoyer le politesse, dire que je ne souriais jamais était un doux euphémisme, je ne savais presque pas sourire, enfin pas totalement. Je me penchai vers lui en lui donnant les trois gallions que coûtaient la potion. « Dites, vous pourriez me dire pourquoi les amoureux ont envahi le Chemin de Traverse ? »

    Il me jeta un regard surpris. « Mais enfin ! C’est la Saint Valentin ! » s’exclama-t-il. Je le remerciai sous ses yeux ébahis et je me faufilai rapidement hors de la boutique. Je vidai ma potion d’un trait et me sentis immédiatement mieux. Le monde sembla se parer de couleurs jusqu’alors impossible à voir. Et le bruit ambiant me parut moins insupportable. Jusqu’à ce que je croise un regard connu. Oh non, pas lui !

    Je me détournai immédiatement en baissant les yeux et filai vers le passage du Chaudron Baveur. Je sentis une main se poser sur mon épaule, je grimaçai discrètement et me retournai. Jackson me faisait face, un grand sourire aux lèvres. « Evenia ! Qu’est-ce que tu deviens ? » J’ai eu le cœur brisé grâce à toi sale croup ! « Je suis instructrice à l’université du Lac, section magies anciennes. Et toi ?
    – Oh ! Tu avais toujours été fascinée par tout ça, tu a donc repris tes études ? »

    C’est ça, évite mes questions. Et comment penses-tu que j’ai pu devenir prof, idiot ? « Oui, c’est ça et j’étais major de promo. » répondis-je avec un semblant de petit sourire.
    « Sérieux ? Bravo ! »

    Je hochai la tête. Il sourit d’un air amusé. « Toujours aussi froide, hein ? Tu m’en a pas trop voulu ? Je ne voulais vraiment pas…
    – … m’abandonner comme un vieux chapeau usé sur le bord de la route en partant avec une jolie fille juste sous mon nez ? C’est pourtant ce que tu as fait. »

    Il grimaça et se gratta l’arrière du crâne avec sa main, un tic que je lui avais toujours vu. Et que je trouvais adorable… NON ! Non, il est un sale champignon vénéneux ! Point.
    « Je t’assure… Je… Enfin… Je ne voulais pas te blesser…
    -C’est pourtant ce que tu as fait. » le coupai-je.

    Il grimaça de nouveau. « Oui mais… » Il se pencha soudain vers moi et m’embrassa. Je fus tellement surprise que je ne réagis pas. Ensuite, il me sourit avec des yeux doux et me laissa plantée sur place, complètement ahurie. Je sentis les larmes couler toute seules. Ce… ce… cet enflure n’avait pas fini de me faire souffrir, quand je commençais tout juste à l’oublier ! Il me le paierait, un jour, peu être… Je sanglotai toujours en rentrant chez moi. Pourquoi n’existait-il pas de potions anti cœur brisé ?

  3. Berenice Berenice dit :

    Coucou :3

    A mon tour de participer ! Tout comme Eve/Miak (C’est Lilyyyy 8D) je m’inspire de la saga d’Harry Potter pour mon petit OS de 748 mots. J’espère que ce petit texte vous volera votre petit cœur.

    ——

    Elle aime la St Valentin. Elle l’a toujours aimée, cette ambiance rose bonbon, dégoulinant de guimauve, avec ses petits cœurs et ses gamins joufflus qui portent une couche-culotte pour tout vêtement pour une raison tout à fait étrange. (Peut-être sont-ils incontinents?) Ah la St Valentin ! La fête des amoureux. Pour les moins malins toutefois, ceux qui se laissent aller au vice commercial. Mais pas elle ! Ah non, elle c’est la fête du chocolat. La seule période où elle peut acheter suffisamment de chocolat pour faire une crise de foi sans qu’on lui jette le regard dû si-tu-manges-tout-ça-tu-vas-devenir-obèse-et-ne-jamais-trouver-de-maris qui la fait culpabiliser mine de rien. Et chaque année, on voyait en elle une valentine dévouée et non pas la fille qui mange toute seule dans son coin devant son exemplaire décrépis de Jane Austen une boîte de chocolat en entier alors qu’elle n’a même pas le cœur brisé.

    Aujourd’hui ne fait pas exception. Elle n’a pas de valentin, mais elle a un bon roman et une boîte de chocolat. Enfin, elle avait une boîte de chocolat. A la place il y a un petit mots doux en forme de cœur : « Si tu veux revoir ta boîte de chocolat, tu vas devoir suivre les cœurs. Ton Valentin. » Cela sonne plus comme une menace que comme une lettre d’amour, mais Potter n’était pas l’idéale romantique. Furieusement Lily arrache le cœur sur lequel est griffonné l’ordre de se faire jolie. Elle était déjà jolie au naturel, n’était-ce pas le surnom qu’il aimait lui donner ? Lily-jolie. Pour lui, hors de question de faire mieux. Le cœur devait de toute évidence posséder une connexion mentale avec elle puisque les ordres changèrent. « Okay t’es jolie, mais va te changer si tu revoir tes chocolats. »

    « – POTTER ! Je te jure que si tu es là en train de m’espionner je vais te… »

    « VA TE CHANGER ! » Le cœur avait parlé. Lily lui jette un regard de mépris et hausse des épaules avant de le froisser et de le jeter à la poubelle. Hors de question de se soumettre à cet imbécile décoiffé, elle allait acheter une autre boîte de chocolat. Fermée. La porte était fermée et derrière elle apparue un James Potter tout piteux sortant d’elle ne savait où. Son regard se baisse et elle vit dans sa main ce qui devait être de toute évidence une cape d’invisibilité. Ses yeux s’agrandirent de fureur tendit qu’elle pointe vers lui un doigt accusateur.

    « – Je le savais ! » S’exclama-t-elle. « J’étais sûre que tu avais un truc pour m’espionner à Poudlard et probablement me voler mes petites culottes ! 
    – Je t’espionnais pas ! Et je n’ai pas touché à tes petites culottes, c’était un elfe de maison dérangé, mais la question n’est pas là ! Lily, je t’aime. 
    – Et moi j’aime mes chocolats ! Rends-les moi !
    – Epouse-moi ! »

    Epouse-moi. Elle rougit. Oubliant ses chocolats, oubliant tout. Cela faisait deux ans qu’ils vivaient ensemble maintenant. Epouse-moi. Ces mots résonnent étrangement dans sa tête. Ils n’étaient jamais sortis ensemble. Pourtant ils vivaient ensemble, quand son appartement avait pris feu, quand elle avait eut nul part où aller elle avait débarqué chez lui, en pleure. Puis elle était restée, ne cherchant jamais vraiment, se sentant bien avec lui tout simplement. Ni l’un, ni l’autre ne voulait qu’elle parte. Pas une seule fois il lui avait demandé de sortir avec elle, se contentant de l’appeler affectueusement Lily-jolie. Une routine s’était installée, leurs amis s’étaient mis à les surnommer le couple de petits vieux, mais jamais ils s’étaient dis je t’aime. Jamais ils n’avaient fait savoir leur sentiment. Elle avait cru qu’il avait oublié.

    « – Si je t’épouse tu me rends mes chocolats ? » Demande-t-elle doucement. Il hoche la tête de haut en bas. « Okay. Je t’épouse, mais juste pour les chocolats. » Elle rougit et tire sur une mèche de cheveux. « Et puis c’est un peu comme si on était déjà mariés, non ? » Mal à l’aise elle lui donne une petite tape sur l’épaule. « Allez file moi mes chocolats !
    – Seulement si tu m’embrasses !
    – Hors de question ! Je veux mes chocolats avaaaaaaaaant ! » Le regard malicieux James s’enfuit dans l’appartement. « Mes chocolats ! »

    Pas le choix. Le rattraper, l’embrasser et l’épouser, mais ce n’est que pour ses chocolats ! Et puis peut-être parce qu’elle l’aime. Un peu.

  4. Avatar Alice B. Kepburn dit :

    Hey ! Voilà, je participe donc à ce concours ! Je me suis inspirée d’un RP qui aurait du être fait entre mon personnage et celui dont elle était amoureuse, dans lequel elle était censée lui avouer ses sentiments et il n’y aurait pas cru :’) Du coup… Ben, voilà mon petit pavé de 1000 mots tout pile xD Bonne lecture !

    _______________________________________________________________
    Elle tournait sa cuillère dans son bol, plongeant un peu plus ses céréales déjà détrempées dans le lait. 14 février, 09:48. Elle avait toujours détesté la Saint Valentin. Peut-être parce qu’elle n’avait jamais vraiment connu ses parents ensemble, et qu’elle avait toujours craint l’amour, au plus profond d’elle-même. Alors, elle était comme tous les autres célibataires, elle crachait sur le jour des amoureux, en prétextant que c’était trop commercial, que de toute façon, l’amour ça se prouvait tous les jours, pas un seul dans l’année. Que de phrases toutes faites pour échapper à la dure réalité : elle était jalouse de tous ces tourtereaux qui batifolaient certainement dans les rues ou, vu l’heure, dans leur lit. Elle hésitait quant à son programme de la journée, et un e-mail qu’elle reçu de sa meilleure amie fini par la convaincre de ce qu’elle allait faire.  » Ca te tente, une journée shopping entre filles ? Ramène tes fesses, Alice ! « . Elle avait roulé des yeux, soudain tout sourire, tapant une réponse sur son clavier à la va-vite, avant de courir dans sa chambre pour allumer sa chaîne HiFi, poussant le volume jusqu’à en faire trembler le sol. Elle ondulait du bassin, esquissait quelques pas, quelques légers mouvements souples et fluides, des années de danse et d’arts martiaux lui avaient permis de paraître si légère dans chacun de ses gestes. Elle se permis quelques vocalises aussi, en cherchant une tenue correcte mais confortable, optant pour un simple jean, un haut à col bateau blanc et des chaussures à talons compensés rouges. Elle visait au plus simple, après tout elle n’avait personne pour qui elle aurait du se faire belle et attirante, à moins qu’il soit au programme de flirter avec ses amies de toujours mais… elle avait beau avoir des penchants bisexuels, elle se voyait très mal draguer l’une de ses camarades.

    Elle prit une douche rapide, n’étant pas l’une de ces filles qui passaient plus de vingt minutes dans une salle de bains, surtout qu’elle ne se maquillait pas, ou très peu. Pourtant, même comme ça, elle parvint à être en retard, trottinant dans la maison à la recherche de sa veste, de son sac à main et surtout de son téléphone. Enfin, après un bon quart d’heure, parée pour l’aventure, elle sorti de chez elle, et appela un taxi pour la conduire jusqu’au centre ville.

    Observant les bâtiments qui défilaient, derrière la fenêtre, elle se sentit dégoûtée mais en même temps attristée, de voir toutes les façades décorées de guirlandes rouges ou roses, pleines de coeurs, les pancartes des fleuristes qui faisaient des promotions sur leurs bouquets de roses, tout cela la révulsait tellement qu’elle fini par enfoncer ses écouteurs dans ses oreilles, augmentant le volume de sa musique jusqu’à ne plus entendre tout le reste. Jusqu’à ce que le chauffeur arrête la voiture, et qu’elle descende, juste devant le bar où elle devait retrouver ses amies. Elle laissa la monnaie à son conducteur, quand soudain elle manqua tomber à la renverse, prise d’assaut par une jolie blonde qui rit alors aux éclats.

    – Haven ! Ma Havyyyy !
    – Aliiiii !
    – Sérieux… Je pensais pas que tu m’enverrais cet e-mail. Tu passes pas la journée avec ton… Alex ?

    Alexandro, dit Alex. Au yeux d’Alice, il pouvait être qualifié comme le sale type de première. Ils se détestaient, tous les deux. Il faut dire, le jeune homme n’avait de cesse de faire souffrir Haven, depuis qu’ils se connaissaient. Une relation de je t’aime moi non plus, si tu m’aimes suis moi, moi je te fuirais même si je t’aime. Résultat, Alice devait souvent ramasser sa blondasse de meilleure amie à la petite cuillère par sa faute, ce qui faisait qu’elle le détestait de tout son coeur. Et, pourtant, ce qu’Alex et Haven pouvaient être beaux, ensemble, à ses yeux.

    – Ne me parle plus jamais de lui, tu veux ?

    Oui, si beaux ensemble. Notre héroïne hocha la tête, et embrassa la joue de celle qui était comme une soeur pour elle, avant que celle-ci ne vienne derrière elle pour lui cacher les yeux.

    – Hav ? Tu fais quoi, là ?
    – Tais-toi et laisse-toi faire !

    La mine boudeuse, elle obtempéra, se laissant guider, en hésitant parfois de peur de se prendre quelques choses dans les pieds ou dans les jambes. Puis, finalement, elle senti de l’herbe sous ses chaussures, et entendit des rires de jeunes. Le square ? Les mains furent ôtées de ses yeux, et elle cligna des paupières.

    – Et ..?
    – Retourne toi.

    Elle hésita, jeta un coup d’oeil à sa meilleure amie, avant de se tourner… Et de rester clouée sur place. Il était là, à moins de dix pas d’elle, avec un bouquet de roses écarlates à la main. Il rayonnait, elle était fascinée, envoûtée par son sourire charmeur et le regard qu’il posait sur elle. Elle n’en revenait pas, se souvenant de la dernière fois qu’ils s’étaient vus. Bal de promo, à Océanside, elle lui avait avoué ses sentiments, et il avait rit en croyant à une bonne blague de blonde. Et, aujourd’hui, il était là, avec son bouquet, comme si de rien n’était. Elle s’approcha, sans rien dire. Lorsqu’elle fut à portée, il attrapa sa main, enlaça ses doigts aux siens.

    – Haven m’a parlé… J’ai compris que j’avais fait une belle connerie. Alors, comme ça, tu m’aimes ? Tu sais… je… Je suis dé…
    – Tais-toi et embrasse-moi.

    Il se tut. Il se pencha. Il l’embrassa. Le coeur de la belle loupa un battement, son sang ne fit qu’un tour. Ce baiser fut magique, une explosion de bonheur à l’état pur.
    C’était définitif. Oui, elle détestait tout bonnement et simplement la Saint Valentin. Jusqu’à aujourd’hui.

  5. Avatar Darkjeely dit :

    Je ne suis pas à la bourre ! 8D Voilà donc ma chose, elle mesure 709 mots et est très gentille (un peu glauque peut-être par moments). Voilà voilà, bonne lecture ♥ (même si c’est pas beau). Le personnage est tout droit sorti de mon imagination, dans un contexte réel.

    « Ça » brûle.
    « Ça » fait mal, si mal.
    Quand j’y pense. Ce brasier, là, au fond de moi. Cela fait trop longtemps que je suis là, que je ne fais rien ! Je pense. Encore et encore. J’existe. Ou du moins, je profite malgré moi de mon semblant d’existence. « Ça » me rend malade. Je suis folle, je crois. J’ai cette chose qui brûle, là, dans mon ventre, dans ma tête, dans mon cœur. Comme une sangsue qui m’aspire tout mon fluide vital de l’intérieur. Je ne dors plus, je réfléchis trop pour cela. Et quand j’y parviens, je pense encore à « ça ». J’ai l’impression que je vais exploser. J’ai envie de me cisailler le ventre à coups de poignards, et d’arracher mon enveloppe corporelle afin que mon âme se délivre enfin de cette torture. Tout est si petit, par rapport à « ça » qui est si grand !

    …Ah. Encore ces frissons. J’ai froid. Non, j’ai chaud ! Je ne sais plus. Mes mains tremblent. Je rage ! Je rage contre moi-même, contre tout. Qui donc peut me comprendre ? Moi qui suis si calme, d’ordinaire, voilà que je bouillis de l’intérieur. Comme si un volcan s’était soudainement allumé, prêt à entrer en éruption à n’importe quel moment. J’y songe, encore. Je me fais mal toute seule, plus que d’habitude peut-être. Mais ça fait tant de bien, en même temps !

    Alors c’est peut-être ça, l’amour. L’Eros Thanatos, la foudroyante réconciliation de la douleur et de l’amour.

    Et moi qui croyais que j’avais déjà aimé. Idiote que je suis ! Pauvre hère ! Malheureuse ! Je ne l’ai jamais connu. J’y ai cru, parfois, et puis j’ai été affreusement déçue. En colère. Désespérée. Je croyais que j’avais aimé, un jour. Mais non. C’était de l’attirance, sûrement. Ce n’était pas « ça ». Cette chose qui me tiraillait l’estomac dès que cette personne était là, qui me faisait violemment rougir. Et j’étais incapable de le lui dire.

    Encore aujourd’hui. Encore cette fête. La St-Valentin, le redouté quatorze février. Certains trouvent cette fête trop commerciale, trop rose, trop kitsch et si peu spontanée. D’autres la voient comme une formidable opportunité pour annoncer leur amour à leur Valentin ou leur Valentine. Moi ? Je suis partagée, à vrai dire. Je ne juge pas ceux qui ont envie de célébrer leur idylle, cela ne me regarde pas. Et ça ne me dérangerait pas de recevoir un cadeau ce jour-là. Il faut dire que j’aime bien le chocolat, de toutes les formes et de toutes les couleurs. C’est délicieux et excitant. Comme l’amour, sans doute. De toute manière, ce jour-là ou un autre, il faudra bien que je le lui dise, n’est-ce pas ? Que je suis folle de lui.

    Encore aujourd’hui, pendant la pause de midi, nous mangeons ensemble, tous les deux. Restaurant japonais. Nous apprécions tous les deux la cuisine asiatique – bien qu’il préfère les spécialités japonaises aux chinoises. Nous parlons de tout et de rien, nous nous chamaillons. Il plaisante sur le fait qu’on nous prenne pour un couple. C’est vrai. On nous voit souvent ensemble. Je ne sais pas quoi dire. Je me contente de rire nerveusement. Et de rougir violemment, encore. Je détourne le regard, gênée. Ah. Est-il seulement possible de se sentir aussi idiote ? Je le sais, maintenant. Il change de sujet. Peut-être a-t-il vu que cela me dérangeait ? Qui sait…

    Je sens mon cœur qui hurle. « Ça » recommence. Le seul souhait que j’ai, à cet instant, c’est de renverser la table, de me jeter sur lui et de l’embrasser. Carrément. Je suis étonnée de moi-même, je crois. D’habitude, je suis quelqu’un de raisonnable. Certains disent même que je suis « sage ». Ah, s’ils savaient ce que je pense en ce moment ! C’est sûrement ma raison qui m’empêche de faire ce que j’ai envie de faire. Qui m’empêche de t’embrasser à pleine bouche. Qui m’empêche de te dire « Je t’aime ». Qui m’empêche de tout te dire.

    Le soir. Je rentre chez moi. Il fait froid, mais beau. Je ne te verrai pas avant plusieurs jours. J’ai l’impression que c’est une éternité.
    Et « ça » brûle encore plus fort.
    Tellement fort !

  6. Avatar Alicia dit :

    Voilà ma contribution. 🙂 Je suis bien contente d’avoir eu plus ou moins le temps d’écrire quelque chose, même si je n’en suis pas satisfaite. C’est une petite histoire de 999 mots tirée de mon invention, dans un contexte réel. Bonne lecture.

    __________________

    L’amour c’est beau. Beau mais compliqué. C’est imprévisible et douloureux mais doux et lumineux. L’amour peut être plein de chose. Il est différent pour chacun. Il peut naître dans un regard, un sourire, dans une poignée de main ou dans un contact brutal. Il peut naître dans une larme, dans un rire. L’amour est partout. Il suffit juste d’y croire et d’ouvrir les yeux. De regarder, d’observer. L’amour permet beaucoup de chose mais il brise des rêves, il tue.
    La rue semblait transformée. L’amour avait pris possession des esprits. Il haïssait la Saint-Valentin depuis toujours, mais cette année, elle battait de nombreux records. Il se sentait profondément seul, abandonné. Épuisé d’avoir couru après l’impossible. Il se sentait ainsi depuis qu’elle avait cessé de lui parler, sans raison. Il la connaissait depuis plus d’un an. Une année durant laquelle ils avaient discuté. Une année durant laquelle il s’était attaché et il avait fini par tomber amoureux de Camille, cette jeune fille fragile et douce qu’il avait rencontré par le pur des hasards. Il était tombé amoureux d’elle, de ses yeux noisettes, de ses longs cheveux bruns, de son sourire d’enfant. A ses yeux, elle était son idéal. La Saint-Valentin était partout, lui rappelant qu’il s’était disputé avec la fille qu’il aimait. Il marchait dans cette rue, se faufilant à travers des couples heureux, amoureux. La tristesse l’avait envahi. Tout était différent sans elle à ses côtés.
    Il n’avait jamais réellement cru en l’amour. A vingt-trois ans, il n’avait eu droit qu’à des relations sans fondements, sans lendemain, sans passion. A présent, il se sentait ridicule. Ses sentiments, il ne les avait pas vu venir. Ses sentiments l’avaient rendu fade. Son sourire avait disparu, ses blagues ridicules aussi. « Oublie-la ! » avait-dit l’un de ses amis, un autre avait ajouté : « Elle n’est pas faite pour toi. Tu en trouveras une autre. » Il n’entendait que d’une oreille ces conseils. Il s’en moquait terriblement. Il ne voyait que Camille. Jour et nuit, elle hantait ses pensées. Il avait de nombreuses fois imaginé la manière dont il lui avouerait ses sentiments. Il avait essayé plusieurs fois sans jamais trouver le courage de le faire. En ce jour des amoureux, il avait décidé de sortir prendre l’air. Il avait oublié ce quatorze février, cette fête commercial. Il avait oublié qu’en sortant dans la rue, il croiserait des couples, des amoureux et du bonheur au fond de leurs yeux. « Quel con ! »
    Il s’était installé sur un banc libre, face à une vitrine décorée spécialement pour l’occasion. Il préférait observait ses pieds ou bien son téléphone portable, attendant en vain un signe d’espoir. Il espérait encore qu’elle reviendrait. Une silhouette s’était placée devant lui, qu’importe. Les pieds qui s’étaient positionnés, il les avait pourtant reconnu. De petites baskets bordeaux qu’il avait toujours beaucoup aimées. Ses yeux s’étaient relevés vers le visage de la jeune femme. « Camille ! » Elle semblait si nerveuse, il pouvait le voir à ses mains qui ne cessaient de s’entortiller. Elle s’était assise près de lui. Le temps s’était arrêté, il ne voyait plus qu’elle.
    « Je devais te parler, Samuel.
    – Tu me fais peur Camille. T’es flippante quand t’es sérieuse. »
    Elle ne souriait pas, elle était différente comme si elle avait une mauvaise nouvelle à lui annoncer. Peut-être avait-elle simplement peur de lui parler, de lui dire quelque chose d’important.
    « Je suis désolée. J’aurais pas du … Je sais même pas pourquoi j’ai arrêté de te parler … J’avais peur, je crois.
    – Peur de moi ?
    – Non. Bien sûr que non … On était tellement proche, j’ai eu peur de tout gâcher avec …
    – Une relation amoureuse ? »
    Elle a approuvé. Il la comprenait plus ou moins. Il connaissait son histoire, son passé avec les garçons qui étaient entrés dans sa vie pour mieux en ressortir quelques temps après. Elle avait souffert plus qui ne l’aurait cru en la rencontrant la première fois. Il ne pouvait cependant pas s’empêcher de l’imaginer à ses côtés. Il l’aimait réellement. Pour la première fois depuis bien longtemps, il se sentait comme ces mecs lamentables qui faisaient la couverture des romans et des comédies romantiques. Il était comme eux. Il était amoureux. Amoureux de cette fille qui semblait effrayer à l’idée de s’engager. Amoureux de Camille, voilà ce qu’il était. Et en ce jour des amoureux, il était temps pour lui de mettre sa fierté de côté. Il devait le lui dire.
    « Camille …
    – Pardonne-moi. C’est trop pour moi, trop rapide, trop … 
    – Je suis amoureux. J’aime cette fille depuis plusieurs semaines. Tu sais, elle m’a toujours eu l’air parfaite. J’arrive enfin à mettre des mots sur ce que je peux ressentir. Et je dois trouver le courage pour l’avouer.
    – Je …
    – Attends, j’ai pas fini. J’ai attendu trop longtemps Camille, j’ai été con. Je crois que j’attendais bêtement qu’elle fasse le premier pas alors que je savais qu’elle aimait les comédies romantiques. J’ai été stupide d’imaginer que je pourrais l’oublier. Camille, je suis amoureux de toi. »
    En ce jour de la Saint-Valentin, Samuel s’est réellement senti heureux. Niais mais heureux. En ce jour des amoureux, il pouvait enfin le crier sur tous les toits, le montrer à tous : lui aussi, il l’était. Lui aussi il avait rencontré quelqu’un. Une personne qui avait souri à sa minable déclaration qu’il avait dite sans réellement se contrôler. Une personne qu’il pouvait considérer comme son premier amour. Et dans un dernier « Je t’aime ! », ils s’éloignaient main dans la main parmi la foule des amoureux.

    Au petit matin, ce n’était finalement qu’un rêve. Un rêve minable et dégoulinant d’amour que la jeune Camille avait fait. Encore cette année, la Saint-Valentin lui donnera la nausée. Encore cette année, elle maudira les couples heureux, les dîners chics et les soirées à la bougie. L’amour n’a plus de valeur à ses yeux depuis longtemps, trop sans doute d’ailleurs.

  7. Berenice Berenice dit :

    Toutes les participations étaient superbes et il y a vraiment du niveau. Avec des styles très différents et tout 🙂 Ce que j’ai trouvé dommage c’est ce trouver encore et encore le trip de l’amour brisé, frustré, etc. L’originalité disparaît au final et pour moi la St Valentin c’est quand même l’amour nian nian, qui me rend jalouse et j’adore les histoires d’amour.

    Pour cette raison j’ai hésité entre Alice B. Kepburn et Darkjeely. Finalement j’ai penché pour Darkjeely, parce qu’elle non seulement elle a un style superbe, mais surtout – et c’est ce qui m’a poussé à voter pour elle – a prit un point de vue unique, qui s’est vraiment démarqué des autre et parce que ses mots sonnent justes. Ce n’est pas seulement une histoire lambda qu’on trouve dans tous les romans, c’est un point de vue qu’on vit forcément quand on est amoureuse et puis voilà.

    Les autres textes sont tous magnifiques ! Originaux et bien écrits à leur façon 🙂

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“A ce moment-là, je jure que nous étions l'infini.”

Le monde de Charlie, Stephen Chbosky